Ma jumelle autour du monde

Wallis : territoire français du Pacifique

11:52, 29/09/2008 .. Publié dans Pacifique .. 1 commentaires .. Lien
Wallis est le territoire français le plus éloigné de la métropole avec Futuna, son île jumelle qui est encore plus isolée car contrairement à Wallis elle ne possède qu’un tout petit aéroport et n’est accessible que par beau temps !
Toutes deux sont rattachées à la Nouvelle Calédonie, d’où partent les cargos qui les ravitaillent deux fois par mois. Wallis est cependant très bien desservie par avion (avec des A320), même si Nouméa-Wallis reste la liaison aérienne certainement la plus chère du monde !
Pour notre part nous sommes donc arrivés à Wallis après dix jours de mer passablement mouvementés (mais bon il y avait de la mer, 5 mètres facile, mais aussi le vent qui va avec ! Michel a été plutôt content en explosant son record de nombre de miles par jour ! Quand on avance bien c’est toujours mieux pour le moral même si les gamelles volent !). Nous avons été un peu surpris par la signalisation de la passe (nous n’avions pas de carte de détail !) car de l’extérieure on voyait des rouges et des vertes de partout ! Finalement avec le point GPS nous en avons déduit que c’était bien là (si on se trompe ça peut faire très mal, barrière oblige !), et en se rapprochant nous avons pu voir le chenal un peu plus nettement (il faut dire que juste après l’entrée, sur la gauche, part le chenal qui mène au wharf pétrolier, d’où toutes ces rouges qui de dehors ne semblaient pas à la bonne place !).
carte de Wallis
Nous avons cependant jeté l’ancre en Baie de Mua devant un îlot, où semble-t-il très peu de voiliers viennent, nous avons compris pourquoi plus tard en observant les marées. Wallis est entourée d’un platier assez large n’excédant pas 2 m d’eau et comme la marée peut aller jusqu’à deux mètres cinquante d’eau, la côte à Mua n’est accessible qu’à marée haute ! Nous avons rencontré Gildas juste à notre  première descente à terre et il nous a fournis carte marine (c’est plus facile avec !) et terrestre pour que l’on puisse se repérer rapidement (ainsi qu’un vélo pour se déplacer merci encore Gildas). Fort de tous ces conseils, nous sommes monté à Mata Utu, la capitale où il est possible de mouiller près du wharf, afin de faire les formalités d’entrées et de voir les danses pour la fête du territoire (nous avons raté l’intronisation du roi qui avait eu lieu la veille), nous ne verrons finalement pas grand-chose car mauvais temps aidant nous n’avons pas pu débarquer et le lendemain nous sommes partis pour trouver refuge en baie de Gahi (baie qui est protéger par une belle barrière de corail, il y a donc le vent mais pas la mer). On peut aussi avoir des mouillages très confortables au sud (en empruntant le chenal qui va au wharf pétrolier), mais on se retrouve loin de la civilisation et plus exposé aux moustiques car il y a moins de vent.

Baie de Gahi

De Gahi, il est très facile de rejoindre la route principale et là un coup de stop et vous voila mené où vous voulez (les gens s’arrêtent très facilement et n’hésitent pas à faire des détours pour vous emmener où vous le désirer !)  La population est très sympathique, tout le monde se dit bonjour et les wallisiens sont prompts à vous faire découvrir leur île ; nous c’est Dany qui nous à fait faire le tour de l’île, menés ramasser et manger les huîtres sauvages (et oui des huîtres !) et organisé un bon barbecue avec des tas de bonnes choses ! Il semble que cela soit assez courant, il faut dire que peu de bateaux s’arrêtent (quand nous sommes partis ils en étaient à 39 !), et comme il y a aussi très peu de touristes, ils sont bien accueillis.

Fare

Par la suite, nous avons eu la chance de rencontrer l’équipage de Sofala, Jean-Claude et Catherine qui nous ont encore plus fait découvrir Wallis, ses paysages, ses fonds sous marins et ses traditions. Installés depuis deux en comme médecin au dispensaire de Mua, Catalina connaissait tout le monde et RFO lui a consacrer un reportage lors de son départ (elle partait travailler en Calédonie et nous avons quitté Wallis ensemble). Grâce à elle et à ses amis, j’ai pu faire un vol en ULM (si vous passez à Wallis ne vous en privez pas c’est très accessible financièrement), et admirer les dégradés du lagons vu du ciel, c’était magnifique ! Un grand merci aussi à Xavier de RFO pour son vélo !
La plongée est aussi à recommander, le lagon est magnifique, il y règne une diversité de corail impressionnante, temps par les matières que par les formes ou les couleurs. De plus le poisson y est nombreux et -oh joie pour les chasseurs- il n’y a pas de ciguatera !

Poissons à Wallis

Pour ce qui est des coutumes wallisiens, nous sommes allé à la fête du 15 août qui est aussi la fête du district de Hahake, et qui était la première fête où participait le roi nouvellement nommé. Il y a d’abord eu la messe à la cathédrale, suivit du « kava » royal, le kava est une boisson sacrée qui a des effets euphorisants et qui est fabriquée avec des racines broyées mélangées à de l’eau (elle est très présente dans tous ce coin de pacifique). La cérémonie consiste en la préparation rituelle et la distribution du kavas aux notables.
Ensuite c’est la remise des offrandes aux « alikis » (notables), il y avait bien 50 cochons, et les danses. Il ne faisait malheureusement pas beau et après avoir assisté au kava où une fois assis on ne doit pas se relever devant le roi, nous en sommes repartis trempés !



Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Wallis qui est une île calme avec une population très chaleureuse, mais il faut y rester un peu pour découvrir ses coutumes et traditions.




Bora a été localisé

11:56, 18/09/2008 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
mais où est Bora ?

Voici donc les dernières news de Bora : après une navigation pas vraiment terrible (3 jours de pétole et du temps instable), nos navigateurs sont contents de se poser un peu. Les voici donc à Nouméa.
Sitôt arrivés, ils se sont équipé d'un précieux téléphone pour être joignables. Vous pouvez les joindre au 00 687 90 80 27. Par contre n'oubliez pas qu'ils ont 10 heures d'avance sur la France, le mieux est donc de les appeler le tôt le matin. Il existe des moyens de téléphoner moins cher.
N'hésitez-pas, ils vous attendent.



Hello Nouméa

13:12, 17/09/2008 .. Publié dans Pacifique .. 1 commentaires .. Lien

Juste ce petit post pour rassurer tout le monde : nos navigateurs sont arrivés à bon port. Le temps de prendre leur marque et vous aurez plus de news.




Good bye Wallis

16:08, 10/09/2008 .. Publié dans Pacifique .. 1 commentaires .. Lien

Le 4 septembre : good bye Wallis - en route pour Nouméa, Bora a besoin de naviguer… Des news dans 10 jours !?!




Bora-Bora : la perle du Pacifique

12:47, 9/09/2008 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
En arrivant de Tahaa, à l'approche de Bora-Bora, on voit tout de suite la différence avec les autres îles : la grandeur du lagon par rapport à la surface terrestre. Ici c'est 80% de lagon et 20% de terre. De l'extérieur, on distingue déjà les couleurs turquoises qui ont fait la réputation de Bora-Bora, et on a le temps de les admirer car il faut contourner la barrière pour trouver l'unique passe à l'Ouest de l'île.

 Passe de Bora-Bora

Aucune difficulté particulière une fois que l'on a repéré les balises rouge et verte qui marquent l'entrée de la passe. On devra juste se méfier des gros bateaux (le Tapara, le Vaianu, ou l'hawaikinui, les goélettes qui ralient Huahine, tahaa, Raiatea et Bora-Bora à Tahiti et qui permettent l'échange de fret meilleur marché que l'avion — bon à savoir quand vous avez trop de bagages — ou le Paul Gauguin (paquebot de croisière qui va jusqu'aux Marquises) qui peuvent rentrer ou sortir et provoquer des vagues inconfortables dans le chenal. Le balisage du lagon est très clair : toujours rouge côté extérieur et vert côté lagon ; sauf dans les passes où le marquage est traditionnel. Il y a à Vaitape un grand quai qui peut accueillir facilement 5 ou 6 voiliers et on peut y faire l'eau (il ne vaut mieux pas la boire !).

Vaitape

Pour nous, une fois rentré, ce sera direction le Sud car nous savons que Soup&Pipes (notre Damien 2 favori) est devant Matira. Nous hésitons à nous engager devant l'hôtel Bora-Bora car il n'y a qu'un balisage pour petit bateau et de prime abord le passage ne semble pas évident. Nous passerons donc la nuit juste à côté d'une bouée Ouest signalant une zone de corail. Le lendemain, Michel (de Soup&Pipes) viendra nous chercher et nous montrera le chenal, qui à part quelques patates à éviter (même pas peur avec Bora !) il est finalement très accessible et donne accès au plus beau des mouillages de Bora-Bora (dixit les habitués) et d'ailleurs les voiliers habités sont tous là (bon il n'y en a que trois, mais ils sont tous là). Il est vrai qu'en un peu plus d'un mois, nous n'avons eu guère que 7 ou 8 jours pas très confortables dus à un Maramu (vent du Sud) soufflant en rafales jusqu'à 40 nœuds et combiné à un train de houle de 4/5 m qui rentrait dans le lagon et engendrait des vagues pas très sympas !

 Le Bora-Bora

 Sinon, l'endroit est idéal : petite baie délimitée d'un côté par une plage de sable blanc bordée de superbes pâtés de corail et de l'autre un banc de sable d'1 mètre de large, d'1,5 m de profondeur allant jusqu'à la barrière. Cela laisse le choix pour la baignade : soit le corail et les poissons, soit le sable avec les coquillages mais aussi les raies Pastenagues et Léopard qui viennent fouiller le fond pour se nourrir. Bon, il est vrai qu'en ce mois de juin l'eau est fraîche 24-25° (ben oui, quoi !!!) et l'air plus frais aussi (le soir c'est limite "petite laine") alors on en profite moins —et ce n'est pas pour vous faire marner que je dis ça !

Poissons à Bora

Bora-Bora mérite bien sa réputation et contrairement à ce qu'on avait entendu (enfin c'est juste mon point de vue) les hôtels implantés sont très sympas = souvent des bungalows avec une partie sur le lagon, dans le style tropical et surtout très bien tenus avec des fleurs partout. D'ailleurs en partant à vélo de Matira par l'Est, une fois que l'on sort de la zone où il y a des hôtels, on a pas vraiment envie d'aller plus loin, l'endroit étant assez glauque ! Ici, ce n'est pas du tout comme aux Marquises où les jardins sont bien entretenus avec du gazon partout, les farés sont posés sur de la terre battue et les détritus ne sont pas absents du paysage ! Le polynésien ne semble pas très intéressé par sa maison ou son jardin et on a vite fait de se rendre compte quand il y a un popa (un blanc) dans le coin.
La ville principale, Vaitape, est tout en contraste et mériterait d'avoir des trottoirs et des rues un peu mieux entretenus. On y trouve de tout et pas forcément plus cher qu'ailleurs (sauf pour la nourriture car sans supermarchés comme le Champion de Raitera, les chinois pratiquent les prix qu'ils veulent !). Il y a aussi un très bon shiplander et pour l'informatique l'incontournable Vincent a réponse à tout (heureusement pour nous !). On trouve aussi des restaurants très accessibles et même moins chers qu'ailleurs, comme le Saint-James à côté de la station Total. Grâce à Soup&Pipes, Michel n'hésitant pas à se déplacer avec nous, nous sommes allés très régulièrement "en ville" et pour l'approvisionnement c'était bien pratique, car à Matira il n'y a qu'un petit "chinois", où d'ailleurs nous aimions nous rendre à 4 heures pour déguster un Magnum (on ne peut pas oublier les bonnes habitudes !)

Bora

L'avantage de Matira est aussi l'accès au côté Est de l'île, -uniquement en annexe- et au motu Pitiuu Uta, sur lequel se trouve l'annexe du Sofitel Marara. Si vous cherchez le dépaysement et que vous avez un bon budget, il me semble que cet endroit pourrait convenir (mais comme je n'ai pas testé…). Autour du motus, le jardin de corail est magnifique et les poissons énormes. Il vaut mieux y éviter la chasse, à moins de vouloir prendre un japonais se baignant avec masque et tuba… et gilet de sauvetage ! (véridique). En tous cas, c'est une grande zone protégée où le corail et les poissons se portent bien. Mais nous avons la flemme de prendre l'annexe, et nous irons juste devant l'hôtel Bora-Bora et là aussi il y a beaucoup de corail et on peut y croiser de beaux poissons. La dernière fois que nous y sommes allés, il y avait une tortue, que nous avions déjà repérée dans la baie et des raies léopard qui, après nous avoir tourné gracieusement autour, se sont désintéressées et sont parties de leur côté.
Bora-Bora est bien un joyaux et si elle n'a pas les odeurs envoûtantes de Tahaa, elle possède des camaïeux de bleus extraordinaires qui peuvent devenir presque luminescents quand le temps se couvre.

Bora

Mais le temps passe, il est temps que Bora reprenne la mer et si tout ce passe comme prévu, nous nous retrouverons à Wallis. Un peu plus au Nord, Wallis est pour nous à mi-chemin de Nouméa et nous semble attrayante car en dehors des circuits traditionnels. Nous espérons y retrouver le frère de Rolio que Michel connaît et qui travaille à Hyères. Enfin, nous vous raconterons et ne vous inquiétez pas notre "webmaster" saura vous divertir en attendant !



Maupiti, l'île nature

13:52, 13/08/2008 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
À 25 milles à l'Ouest de Bora-Bora, Maupiti sait se faire désirer et ne reste accessible qu'aux bateaux dotés de moteurs assez puissants pour étaler le courant en sortant du lagon. Heureusement pour les moins téméraires (et franchement nous en avons fait parti) le Maupiti Express, dirigé d'une main de maître par Gérald, assure 3 fois par semaine la liaison avec Bora-Bora. Il faut préciser qu'au delà de 1m30 de houle, la passe peu s'avérer dangereuse car il s'y forme des déferlements et des courants importants. La passe est cependant très clairement balisée et si le temps le permet, il est très agréable de venir passer quelques jours à Maupiti. Il ne faudra, cependant, pas être pressé car si la houle et le vent change on peut rester coincé ; enfin je suis pas sûre que "coincé" soit le terme approprié quand on est dans un endroit aussi paradisiaque !

maupiti

Avec Bora-Bora, Maupiti est une des plus vieilles îles hautes de Polynésie, et abstraction faite de sa partie centrale, elle ressemble plus à un atoll des Tuamotus. La partie Nord est d'ailleurs encadrée par deux grands motus séparés par une fausse passe, tandis que la partie Sud, elle, est un grand banc de sable et on peut rejoindre à pied le motu Avira (à l'Ouest).
Maupiti fut ravagée par un cyclone en 1997 et il faut croire que sa population restreinte (moins de 1 200 habitants) est très active car lorsque l'on arrive au quai, rien ne reste de ce désastre. Comme sur les autres îles, les habitations se trouvent dans la partie basse de l'île, mais la présence de nombreux terrassements et des cocotiers prouvent qu'autrefois les polynésiens habitaient plutôt sur les hauteurs.

maupiti

Ayant prévu d'aller à Maupiti avec l'équipage de Soup&Pipes (Michel, Philippe et Françoise), nous avons cependant dû différer notre départ en raison du temps chaotique (rafales à 35/40 nœuds) qui régnait sur Bora. Nos amis nous ont précédé le mardi car Michel ne voulait pas laisser Bora seul tant que le temps n'était pas meilleur. Nous avons donc décidé de ne passer qu'une journée à Maupiti et de rentrer avec eux le jeudi, mais ils nous ont appelé par le Vini (téléphone portable local) pour nous dire qu'une journée cela n'était pas suffisant et qu'il fallait amener Charlie (à oui, je ne vous ai pas parlé de Charlie, le réel propriétaire de Soup&Pipes, chien de son état) et que comme c'était notre anniversaire (ah bon ?!?) ils nous offraient le bungalow à la pension Poe Iti (de José et Gérald, oui celui du maupiti Express). Et comme cela on rentrerait tous samedi. Vous voyez, en bateau, on rencontre des gens plus que charmants ! Nous avons donc pris le bateau jeudi avec Charlie et les amis sont venus nous chercher avec la navette de la pension ; Gérald profitant de quelques heures de repos pour rentrer chez lui. La pension Poe Iti, tenue par le charmante José, est un petit paradis situé sur le motu juste à l'Est du village. Composée d'un fare principal pour le restaurant et de quatre bungalow, spacieux avec terrasse, climatisés et très bien décorés, perdus au milieu des bougainvilliers. Gérald a du faire preuve d'inventivité pour "civiliser" ce coin du motu envahi de moustiques. Il a eut l'idée d'implanter dans les trous d'eau douce des poissons mangeurs de moustiques et du coup à la tombé de la nuit cela est très supportable. Et oui, au paradis il y a aussi des indésirables ! Nonos et moustiques peuvent vous faire fuir d'un lieu qui au départ vous semblait des plus avenants !
Mais grâce à Gérald, rien de tout cela chez José et nous avons passé trois jours merveilleux avec de la cuisine locale ; à midi au snack en ville qui est délicieux, du poisoon cru, sashimi, chevrette (crevettes locales d'eau douce) et le soir à la pension avec une foison de plats et même des langoustes. En tout cas, un grand "Mauruuru" (merci en polynésien, les "u" se prononcent "ou") à Michel, Phillipe et Françoise pour ce beau cadeau.

Pension Poe Iti

Après avoir effectué le tour de l'île en vélo (2 heures sans se presser), nous avons repris le bateau pour rentrer à Bora-Bora et rejoindre Soup&Pipes et Bora en baie de Matira.
C'est vrai que Maupiti vaut le détour, petite île accessible, sa population très accueillante et le "iaorana" (bonjour) y est dispensé avec le sourire. Le lagon offre des dégradés de bleus magnifiques et entre les motus et la barrière de corail on trouve de nombreux coraux et des poissons de toutes les couleurs. Les chanceux pourront peut-être croiser des raies mantas au petit matin, quant aux amateurs de sensations fortes, ils apprécieront l'entrée mais aussi la sortie du lagon !



Départ pour Wallis et Futuna

11:11, 16/07/2008 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
wallis


Tahaa, l'île vanille

17:24, 27/06/2008 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
Après avoir retrouvé Oukiok et Soup&Pipe, nous sommes retourné à Tahaa. Située dans le même lagon que Raïatea, Tahaa est très différente de sa grande sœur. 4500 habitants, répartis en huit villages, se partagent ce territoire sauvage et odorant : au mouillage à la tombé de la nuit on peut sentir les effluves fleuries de l’île, berceau de la vanille tahitienne. À Tahaa se côtoient de grandes baies profondes et verdoyantes et des motus, situés au Nord et à l’Ouest sur un lagon turquoise.



Avant Noël, nous avions eu la chance de rencontrer Brian et Moiata qui sont des producteurs de vanille passionnés, nous avons donc eu toutes les explications, de la plantation jusqu’à la vente en passant par le mariage, la récolte et le séchage.



Nous avons aussi visité une ferme perlière car depuis quelques années cette industrie s’est développée, le lagon étant très propice à l’élevage de la Pinctada Margaritifera, l’huître produisant la fameuse perle noire de Tahiti. Cependant, pour ceux qui ont la chance d’aller aux Tuamotus, c’est là qu’ils feront les meilleures affaires.


Après ces visites et un dernier repas en baie de Haamene avec Brian et Moiata, au cours duquel Michel a pu déguster du mahi-mahi à la vanille (mais il aura préféré la version meunière dégustée au Taravana Yacht Club avant les fêtes de Noël lors de notre premier passage à Tahaa). Nous avons effectué le tour de l’île par le Nord, accompagné de Michel, Nathalie et Delphine (l’équipage de choc de Soup&Pipe ), pour rejoindre le motu Tautau sur lequel est construit le plus bel hôtel de Tahaa. Lors de cette navigation lagonnaire, un vaa’a (pirogue à balancier) a fait la course avec nous et croyez-moi il ramait facile à 6 nœuds ! Le vaa’a (à 1, mais aussi à 6 ou 8) est très pratiqué et vers 4-5 heures il n’est pas rare de voir les lagons se couvrir de pirogues, le fils de Brian qui à 15 ans, pratique, comme beaucoup de jeune, très sérieusement et envisage déjà des compétitions officielles.

Juste à côté du motu Tautau se trouve ce qu’on nomme le jardin de corail et qui est un concentré de corail de toute couleur, jaune, blanc, violet et de formes variées dans un mètre d’eau, la visite en vaut la peine même si quelquefois il y a beaucoup de touriste. Les poissons y sont un peu moins sauvages qu’ailleurs car ils ne sont pas chassés en ces lieux. Les perroquets se laissent approcher alors que normalement ils restent à l’abri des patates.


Les hommes (de Bora, Oukiok et Soup&pipe) tenteront de pêcher au fusil sur une patate que nous avions un peu repéré en arrivant sur ce lieu de mouillage idyllique, mais ce fut finalement poulet en sauce !
Il faut dire que les fonds sont tellement époustouflants qu’il y a de quoi être distrait !


Michel sera récompensé par la suite en prenant deux perroquets magnifiques que nous avons dégusté cru avec du citron et les carcasses ont servi à faire une soupe (bouillir dans de l’eau avec sel poivre et épices et passer au presse purée, et ce qui ne passe pas régalera nos compagnons à deux pattes !) ; elle était délicieuse surtout que le chef avait prévue la rouille et le pain grillé ! (oui, on sait il faut aussi du fromage mais bon y'avait plus de Vache Qui Rit !)

Après quelques jours dans cet endroit calme, le vent tombe la nuit et souffle un peu la journée, juste pour rafraîchir, nous avons décidé qu’il était temps de rejoindre Bora Bora. Nous prenons la passe la plus proche et direction Bora. Au départ moteur car le vent est plus que faible, puis heureusement on voit arriver une risée durable et on pourra finir à la voile presque jusqu’à l’entrée de la passe de Bora. En venant de Tahaa on longe le lagon de cette île.


Mythique et vu d’extérieur, le lagon est d’un turquoise magnifique, mais bon je ne vous dis pas tout, suite au prochain numéro !!!




Huahine, dernières news

16:56, 14/05/2008 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien

Voilà les dernières nouvelles de nos navigateurs (par téléphone, car pour internet c'est encore sporadique). Après être passés à Tahaa, ils se sont rendus à Huahine. Séjour quasi paradisiaque selon Dominique. Ensuite retour à Raiatea, re-visite chez Brian à Tahaa et puis direction Bora-Bora. Michel doit y boire Sa bouteille de bordeaux gardée pour l'occasion (la première a été bu à Mooréa en ma compagnie !).



Dominique m'a promis un CD avec une tonne de photos, et quelques articles sur les Iles-sous-le-vent, patience donc…

 



16 mars 2008 - Retour à Raiatea

21:36, 22/03/2008 .. Publié dans Pacifique .. 2 commentaires .. Lien
Après ces vacances en métropole, Dominique et Michel se sont envolé pour Raiatea. Bora doit se languir d'eux, là-bas, tout seul sur son chantier. À priori, cette année, pas de cyclone ; Bora devrait donc avoir survécu à cet hivernage.

Comme vous le savez, les liaisons avec la Polynésie sont plus sporadiques. Dominique m'a juste appelé pour me dire qu'ils sont bien arrivés à Papeete.Les mails doivent leur être envoyé sur laposte.net. Pour ceux qui ont Skype (attention au décalage horaire) leur identifiant est domichelbora ; ils se branchent quand ils trouvent un accès (ce qui n'est pas toujours facile).

 





18. Tahiti

19:48, 30/10/2007 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
Quelques planches pour vous faire patienter…

l'équipage



17. FAKARAVA Les Tuamotu

16:12, 25/10/2007 .. Publié dans Pacifique .. 1 commentaires .. Lien
Album de Fakarava : visite
Parti de Nuku Hiva, nous nous arrêtons, sur la route de Tahiti, aux Tuamotu et plus précisément à Fakarava, escale conseillée par Alain et Odile que nous avons rencontré à Taiohae (ils y vivent depuis environ 20 ans, Odile est médecin et Alain fait du charter avec son catamaran).
Après six jours et vingt heures de moteur, le vent nous ayant lâché, nous voilà dans la passe sud de Fakarava. À part un alignement précis, elle n’est pas dangereuse et le lagon est ensuite balisé. L’eau y est transparente, mais attention a la navigation, les patates de corail ne se voient vraiment qu’au dernier moment (heureusement Bora est un vrai char d’assaut et un peu de corail ça ne lui fait pas peur ! Il en a vu d’autre à Porquerolles !).



Nous nous trouvons un petit mouillage solitaire devant un motu inhabité. Il faut dire que dans cette partie du lagon, il n’y a que huit habitants et deux pensions pour plongeurs sous marins, pas de voiture, pas de radio, juste des oiseaux, des poissons, des cocotiers et de l’eau transparente.
Notre première baignade sera dans la passe (où nous avions mouillé avant de nous entendre dire qu’il ne fallait pas, à cause du corail et qu’il était préférable de se mettre dans le lagon), là l’eau est cristalline et on se retrouve dans un aquarium géant, où se côtoient toute sortes de poissons et même à notre surprise des requins pointe noir.



Après quelques jours, nous n’en ferons plus cas, malgré des rencontres fortuites au détour d’un pâté de corail (les petites bêtes ne mangent pas les grosses nous a-t-on appris !).
Les fonds sont magnifiques, le corail de formes et de couleurs assez varié abritent une multitude de poissons de toute taille que l’on croiraient coloriés par des enfants tellement leurs couleurs sont surprenantes. Certains sont craintifs et disparaissent lorsqu’on s’approche, mais d’autres sont curieux et ne se laissent pas facilement impressionner, comme le napoléon géant, qui lui est de taille plus que respectable, jusqu’à 1m50, ou le poisson trompette, tout en longueur comme l’orphie, et qui économise ses mouvements.



Le chasseur sous-marin est frustré dans un tel univers où il y a foison de gros poissons, des mérous, des perroquets, des loches, des carangues et bien sur les énormes napoléons. Il ne peut pas se servir de son fusil : toujours la fameuse Ciguatera ! Il convient de rester quelque temps dans un même endroit pour découvrir les poissons à risque, car un poisson peut être contaminé à un endroit et pas à un autre (même jute à coté). En plongeant régulièrement on s’aperçoit que nos amis les poissons sont très sédentaires, si vous allez sur les mêmes patates de corail, vous apercevrez ce même couple de mérous céleste ou ce même baliste à tête jaune solitaire.
Il y a également des coquillages dans cet univers mais, à part de gros bigorneaux en forme de cône (dont nous ne savons pas encore le nom et qui, si on ne mange que le pied, sont comestibles). Ils sont difficiles à repérer, souvent de même couleur que le corail mort, comme le lambis, ou alors bien cachés dans les grottes de corail, comme les porcelaines. Et quand on a de la chance d’en trouver un mort il est souvent squatté par un bernard l’hermite que l’on à pas toujours le cœur de déloger !



Vous l’aurez compris, dans un tel lieu, il faut aimer la nature et le monde sous marin, mais si c’est le cas, vous ne vous lasserez pas du spectacle toujours renouvelé.
Pour information à nos amis terriens, ces lieus de paradis sont accessibles depuis Papeete par avion. Il y a en effet un petit aéroport au nord de l’atoll (et sur quelques autres aussi) et quelques jours de vacances par ici c’est le dépaysement assuré !





Carte Polynésie

19:27, 24/10/2007 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien

Pour tout ceux qui souhaitent voir la localisation des différentes îles : cliquez sur la carte.




16. Les Marquises

16:56, 24/10/2007 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
Album
Après une quinzaine de jours passés dans ce lieu paradisiaque de Fatu Hiva, nous décidons de nous rendre à Hiva Oa, car nous n’avons pas encore fait notre « entrée » en Polynésie (cela n’est possible qu’à Hiva Oa, Ua Pou ou Nuku Hiva –deux îles plus au nord). Nous prenons donc la mer, enfin pour 35 miles environ, n’oubliant pas de mettre la ligne de traîne, car il y a un seul petit problème en ce paradis et il est de taille : la Ciguatera qui affecte les poissons et qui est transmissible à l’homme ; tous les poissons ne sont pas atteints mais il est très difficile d’avoir des réponses précises, de la part des locaux ; nous préférons donc nous en tenir aux poissons de haute mer qui ne sont pas concernés.
Nous n’aurons pas de chance, mais il faut dire que la mer est assez grosse, nous n’aurons jamais de traversée calme entre les îles avec toujours de grosses houles et pas mal de vent.


Après Hanavave, l’arrivée à Atuona donne l’impression de retrouver la « ville », pourtant avec quelques commerces, une poste, une gendarmerie et un petit hôpital, ce n’est pas Paris ! Le petit port est à l’abri dans une crique protégée par une digue. Le mouillage n’est pas toujours agréable car la houle peut rentrer et il y a actuellement une dragueuse qui s’occupe de désensabler le fond pour que les gros bateaux comme l’Aranui ou le Taporo (qui font le ravitaillement depuis Tahiti) puissent se mettre à quai, l’eau y est donc plutôt opaque.
L’endroit est, de plus, assez loin du village, mais heureusement les habitants sont gentils et vous prennent facilement en stop. Ils sont souvent équipé de pick up à faire pâlir d’envie notre ami Frantz ! Il n’y a guère que les « popas » (les européens) qui aient des 4x4 pas tout jeunes.
Après avoir visité la ville, mais pas le centre Gauguin –la visite nous ayant semblé fort chère pour voir des reproductions— et fait quelques courses, nous nous rendons à Tahuata, juste à côté, et en particulier dans la baie d’Hapatoni où nous avons entendu dire qu’il y avait des dauphins. Nous en verrons car ils viennent régulièrement, mais l’eau n’est malheureusement pas très transparente et j’en verrais passer sous moi mais pas très clairement. Mais c’est un spectacle à ne pas manquer de les voir s’ébattre et jouer avec les petits. Le petit village d’Hapatoni est de plus très joli et très bien entretenu.



Pour des eaux limpides, enfin un peu plus, et surtout les plages de sable blanc, nous remontrons au nord de l’île. Nous resterons quelques jours à apprécier la plage, en profiterons pour goutter les oursins craillons (leur piquant sont très épais, on peut même en faire des colliers !) et ramasser les citrons qu’il y a de partout. Nous sommes alors avec Julien et Céline (La Roselière) et l’équipe de Kirikou qui nous a rejoint. Ils ont un problème de safran et nous décidons de les accompagner à Ua Pou où ils ont entendu dire qu’ils pourraient réparer. Mais arrivée là bas, après une nuit de traversée, nous avons vite compris que non car il y a une houle assez importante et même Soup & Pipes avec ses 23 tonnes roule d’un bord sur l’autre.
Une petite halte de trois jours, le temps de visiter un peu, le problème est qu’il faudrait à chaque fois louer une voiture pour découvrir l’île, et que c’est hors de prix !
Nous nous dirigeons donc sur notre dernière étape aux Marquises : Nuku Hiva, c’est la pus grande et la plus peuplée. Nous trouverons le mouillage de Taiohae, la ville principale, au fond d’une grande baie dominée par ce qui devait être, il y a bien longtemps, les bords d’un volcan. Nuku Hiva est une île haute avec des plateaux impressionnants, nous n’en ferons qu’un seul lors d’une belle balade qui permet de voir la côte mais aussi l’intérieur de l’île. La végétation y est luxuriante, et pour peu que l’on se donne la peine tout y pousse : haricot, tomate, avocat, salade, choux normal ou chinois, fei (sorte de banane plantain mais orange), tarot, igname et aussi les agrumes, oranges, citrons, pamplemousses…..



Nous apprécierons cette escale où il est possible de s’offrir un petit restaurant, il est vrai pas donné, mais c’est agréable. Nous pourrons aussi acheter du thon et découvrir le sashimi (poisson cru avec une sauce soy), et nous gaver de poisson à la tahitienne (cuit au jus de citron avec du lait de coco ou un mélange que nous trouvons tout fait a base d’eau, de sel, d’ail et de pulpe de coco), sans oublier la Hinano, célèbre bière de Tahiti.

Hinano

Et voilà, encore une étape de passée et non des moindres : les Marquises. Ces îles volcaniques luxuriantes et qui offrent des panoramas exceptionnels mériteraient d’être visitées en voiture ou même à cheval, car en bateaux nous sommes limité aux baies, par ailleurs magnifiques, et sommes un peu frustré de ne pas en voir l’intérieur.




14. La traversée du Pacifique

19:40, 3/09/2007 .. Publié dans Pacifique .. 0 commentaires .. Lien
Départ des Galápagos le 5 juillet vers midi.
Nous avions eu un faux départ le 2 car un fusible avait lâché dans le pilote devant l’île d’Isabella et nous avions préféré faire demi-tour car nous n’avions pas ce type de fusible à bord : si vous partez, faites l’inventaire de tous les fusibles vous serez surpris par leur diversité (donc forcément, vous n’avez pas le bon à bord) !
Nous voici donc sur la route des Marquises, le premier jour un peu de moteur pour sortir des îles et de leur courant (cette fois le pilote tient). Bientôt un petit vent arrive et nous pouvons nous passer du moteur (nous ne le rallumerons que quelques heures la deuxième nuit). Les premiers jours vent de travers, Bora adore et Michel est aux anges quand il calcule le nombre de miles en 24 heures (180 !).
Nous rattrapons deux bateaux partis le matin du 5 d’Isabella, un petit contact VHF, ils descendent sur Hanavave, nous les verrons donc là-bas. Ensuite, nous ne verrons qu’un petit hélicoptère (à priori d’un gros bateau de pêche qui s’en sert pour repérer les bancs de thons : vive la pêche moderne les poissons n’ont plus aucune chance !) et un bateau bizarre qui nous a lâché une bouée sous le nez (on a pensé qu’il devait mesurer les courants ou étudier la qualité de l’océan).
Par la suite, nous n’aurons que la visite de bande de dauphins qui resteront longtemps avec nous.
Au fur et à mesure que nous descendons le vent tourne et nous nous retrouvons vent arrière, le spi nous aide à stabiliser le bateau car la houle reste forte et Bora roule d’un bord sur l’autre (plus question de faire de café, la cafetière ne tient pas en place !).
Un soir nous cédons à la tentation de le laisser la nuit, le vent est stable mais pas plus de 10 nœuds. Mal nous en a pris ! Nous sommes réveillés car Bora est d’un coup tout stable : sûre, nous chalutons le spi des deux cotés ! Il a explosé se déchirant le long des bretelles et est passé sous le bateau. Heureusement, nous n’aurons aucun mal à le remonter à bord et les bretelles permettront de redescendre la drisse de spi. Michel reste optimiste et pense pouvoir réparer mais il nous faudra des kilomètres de scotch à spi et des heures de machine à coudre!
Après ça, nous naviguons avec le foc de brise tangonné à contre : il envoie de l’air dans le génois et lui permet de rester gonflé même déventé par la grand voile, il donne de la puissance et de la stabilité au bateau.
Trois jours avec peu de vent, nous enverrons le vieux spi qui, malgré son âge et ses taches de rouille (bizarre des taches de rouille sur Bora ?!?), nous permettra de garder une moyenne honorable (pas moins de 108 miles).
Durant cette traversée, sans grain et en général sous le soleil (environ à mi-parcours nous retrouvons la chaleur), nous pêchons 4 daurades coryphène (donc une faisait facilement 5 kilos) et 2 tazards. Après avoir observé les pêcheurs aux Galápagos, nous sommes devenus des pros pour lever les filets et enlever la peau. Nous dégusterons ces poissons en tartare ou cuit au four palestinien (à oui, je ne vous est pas encore parlé de cet ustensile miracle qui permet de faire cuire le pain sur le petit gaz en une demi heure ; il s’agit d’une sorte de moule à baba en ferraille avec un couvercle avec des trous (pour ne pas cuire à la vapeur) et une coupelle qu’on pose sur le gaz et qui diffuse la chaleur dans le moule posé dessus. On peut y faire cuire des légumes et une grille permet de faire la viande ou le poisson qui garde tout son moelleux : vraiment un instrument intéressant à avoir à bord, nous en aurions déjà vendu pas mal si nous en avions eu en plus !).
Deux jours avant d’arrivée, nous calculons qu’il nous faut ralentir pour arriver de jour à Fatu Hiva, nous prenons donc des ris et enroulerons un peu le génois. Nous voyons apparaître l’île de loin avec ses nuages accrochés à ses sommets. En se rapprochant, on distingue ses montagnes volcaniques (on se croirait dans le Puit de Dôme !). Puis en contournant l’île, on découvre la Baie des Vierges, qu’on identifie, d’abord par les bateaux qui s’y trouvent et ensuite, par ses espèces de montagnes qui la dominent et qui fait dire à certains, que les pêcheurs qui trouvaient refuge ici, l’avaient nommé la Baie des Verges, mais que les curés venus évangéliser le coin ont vite rebaptisé la Baie des Vierges !
Voilà donc la terre après 21 jours de mer et une moyenne (Mich est content) de 140 miles par jours.




15. HANAVAVE FATU HIVA - Les Marquises

16:44, 3/09/2007 .. Publié dans Pacifique .. 1 commentaires .. Lien
Album de Fatu Hiva
La Baie d’Hanavave est profonde mais pas très large. Elle peut accueillir une vingtaine de bateaux, mais peut se révéler très ventée car le vent redescend des montagnes et surtout il y a un couloir qui l’accélère encore plus, il faut être sûr de son mouillage et ne pas hésiter à mettre de la chaîne. Le seul problème est alors de ne pas ancrer trop près d’un autre car les vents et courants font bouger les bateaux dans tous les sens et pas tous en même temps.


Le village est protégé au fond de la baie par une digue et il y a un quai pour amarrer les annexes. Il s’étale le long du couloir, déjà nommé, qui est une vallée et est composé de petites maisons tropicales en bois très récentes pour la plus part, avec petit jardin plein d’arbres fruitiers (oranges, citrons, pamplemousses, goyaves, mangues, bananes, corossols, urus (fruit de l’arbre à pain)). Il y a aussi des fleurs, ylang ylang et tiaré. Tout est bien entretenu et les pelouses sont tondues de prêt, pas un papier ne traîne, on sent que l’île est riche et soutenue par la France.


Au village, il n’y a qu’un petit magasin et une Poste (de 7h à 9h30). Si on veut des fruits, il faut négocier avec les villageois qui se font un plaisir de les échanger (ils ne veulent pas d’argent, il n’y a rien à acheter !) contre des bouteilles (pleines bien sur), des cigarettes, du maquillage, des choses pour la pêche ou la chasse, des vêtements ou tout autre chose qu’ils leur faudrait aller acheter à Hiva Oa ou même à Papeete.



Quelques-uns sont très sympathiques et pas intéressés comme la plupart et vous invitent chez eux pour vous faire découvrir leur vie, leurs traditions et leurs activités. Beaucoup vivent de la sculpture car les fonctionnaires français quand ils repartent en métropole sont très férus d’art polynésien (il faut dire qu’ils font de très jolie chose).



Le week-end où nous sommes arrivé, ont eu lieu les dernières fêtes du mois (il n’y en a qu’en décembre et en juillet). Il y a deux paillotes installées au fond du terrain de foot, et la musique coule à flot jusqu’à 2h du matin. Les gens viennent danser avec des colliers de fleur au tour du cou et l’air est saturé d’odeur de tiaré, ylang ylang, basilic tropical, vanille et autre senteur. Les femmes se mettent dans les cheveux des petits paquets composés de fleurs, d’ananas et de vanille, sensés attiré les hommes !
Nous nous sommes bien amusés en compagnie du jeune couple du Sun Dance 36 que nous avions vu aux Galápagos : Céline et Julien sur La Roselière. Ils sont arrivés un jour après nous, après s’être arrêté à Isabella.
Comme ils ont une bonne annexe, ils nous emmèneront de l’autre coté de l’île dans de petites criques où nous verrons des poissons de toutes les couleurs, une murène énorme, des oursins avec ou sans piquant, des porcelaines et sur la plages nous trouverons avec Céline des tas de coquillages.



Dans la baie, il y a aussi tous ça et avec Michel nous décidons de faire les oursins (ceux sans pique car les autres sont très virulent et envoient des aiguilles quand on s’approche. Pour soigner il faut avoir recours à l’eau de javel chaude ou à l’urine et les piquants se dissolvent sous la peau, testé par Michel !!!). Un soir, comme un villageois nous a donné un gros morceau de poisson, nous organisons un barbecue (avec Kirikou arrivé entre temps et Okioque que nous avions doublé en mer, sans oublier Julien, Céline et Paco le solitaire du mouillage sur son trimaran), avec oursins en entrée. Il y eu de nombreuse conversion ce jour-là ! Heureusement pour les oursins, il faut se donner la peine de les chercher et de les ouvrir !







12. Les Galapagos

16:28, 1/08/2007 .. Publié dans Pacifique .. 1 commentaires .. Lien
Album ici !

Après une traversée éprouvante, à tirer des bords car nous avions le vent de face, nous sommes arrivés à Santa Cruz aux Galápagos. Au départ, nous ne savions pas si nous allions plutôt sur le continent ou dans les îles, mais après quelques jours nous avons conclu qu’il valait mieux se diriger sur Porto Ayora. Finalement après 15 jours de près un petit break ça fait du bien.



En revanche, nous avons une mauvaise surprise à la capitainerie où l’on nous a réclamé 120$ pour seulement six jours d’escale (plus 30 à l’immigration) et, pour ce prix, on ne peut même pas visiter le parc national !
Le mouillage se fait juste devant la ville et il est très fréquenté car il y a une multitude de bateaux pour les visites des îles. Il n’est cependant pas agréable car très rouleur, la baie est juste dans l’axe de la houle et il y a des jours, ou plutôt des nuits, où il a été difficile de dormir. Heureusement il y a un service permanent de bateaux taxis ce qui évite de devoir se servir de l’annexe. Pour un demi dollar, ils vous amènent au port sans oublier de vous montrer les otaries qui se prélassent sur les bateaux qui ne travaillent pas.

Otaries

Le port est charmant, toutes les rues sont pavées en pierre volcanique et il y circule pratiquement que des taxis pick-up qui vous emmènent où vous voulez pour un dollar. Il y a énormément de restaurants et on peut manger le menu du jour (une soupe et un plat de riz) pour 2.5$ seulement, sinon il y a du ceviche de camarones ou de pulpo (sorte de soupe froide avec des oignons crus), des genres de pælla accompagnées de chiffes (rondelles de banane frittes), des soupes ou même des pizzas ou des hamburgers (qui ne valent pas ceux de Margarita). Michel a particulièrement aimé les brochettes de viande et les bananes cuites au feu de bois accompagnées d’une « cerveza grande » bien sur !




Quand nous sommes allé nous promener en ville, un matin, nous avons découvert un spectacle étonnant devant un banc de poissonniers : il y avait là, des pélicans, des hérons, des frégates et même des otaries qui attendaient que les pêcheurs leur donnent les déchets des poissons. C’était une vraie foire d’empoigne à chaque fois, chacun essayant de rafler le bon morceau ! Et tout ce petit monde n’était même pas effarouché par les humains. Seul le jet d’eau, dont les pêcheurs se servaient pour nettoyer par terre, arrivait à les faire reculer, mais pas longtemps ! Nous étions très content de voir ces animaux d’aussi près.


Il y a également ici beaucoup de crabes, des tortues et aussi du poisson, mais nous n’aurons pas l’occasion de voir ce petit monde marin car il fait froid ! Et oui, on est à l’équateur et on a froid ! L’air doit être à 20 quand il n’y a pas de soleil (et c’est le plus souvent) et la mer est à 22, on n’est plus habitué à ça !
Au Darwin Center, il est possible de voir des spécimens de tortues géantes assez impressionnantes ainsi que des iguanes, couleur ocre dans les cages et noir dans les rochers du bord de mer.
Nous avons même dû porter le linge à la laverie car il était impossible de le faire sécher !
Le jour de notre arrivée, nous étions le seul bateau français, mais les jours passants, nous avons été rejoint par Soup & pipes que nous avions rencontré à Chichime puis à Colon : Michel et Philippe (deux amis qui se sont donné trois ans pour voyager), sont très sympas mais leur rhum cogne fort ! Ils sont accompagnés dans leur aventure par Charlie le chien, mais ici interdiction pour lui de descendre à terre sous peine d’être euthanasié, pas cool !
Ensuite ce fut le tour de Kirikou d’arriver ; Yann et Véronique avaient envisagé de passer un peu de temps en Équateur, mais les tarifs demandés de la marina Bahia des Caracas (une des seules en Équateur) les a fait reculer et ils ont décidé de continuer leur chemin et les revoilà à coté de nous.
Le suivant a été un Sun Dance 36, bateau d’un jeune couple que nous n’avions pas encore rencontré.
Après avoir échangé les livres que nous avions lus et après avoir refait un peu de provisions (ce sera toujours moins cher qu’en Polynésie), nous voilà reparti en direction de Fatu Hiva aux Marquises où nous espérons retrouver soleil, chaleur et eaux cristallines.




11. Panama

19:15, 4/07/2007 .. Publié dans Pacifique .. 1 commentaires .. Lien

L'album vous attend ici

Le 5 juin Bora a traversé le Canal de Panama, à 14h heure locale.


PANAMA OU LES PORTES DU PACIFIQUE
Nous vous avions abandonnés à Colon en attente pour le passage du canal, nous revoilà, de « l’autre coté »
La traversée du canal s’est effectuée sans souci, comme tous ce que nous avons fait à Panama sous l’égide de Tito. Ce jeune homme, chauffeur de taxi officiel, sert d’agent officieux aux voiliers (il prend 40$ au lieu de 200 pour un vrai agent). Pour ce prix, il vous aide à faire les papiers d’immigration ainsi que les démarches auprès des autorités du canal, il vous fournit aussi les pneus (devant servir de pare-battages il en faut 10 à 4$ pièces), les amarres si vous n’en avez pas ( 4 de 40 mètres) ainsi que les équipiers (il faut être 4 pour s’occuper des amarres plus le skipper, le pilote ne donne que des indications) ; en période creuse, il est difficile de trouver des navigateurs et il faut donc louer les services de locaux à des prix très variables (nous en avons eu 3 pour 125 $ alors qu’un autre français en a eu 2 pour 200 !).
En résumé il faut compter à peu près 800 $ (plus 850 de caution remboursés plus tard) pour le passage ; cela n’est pas donné, mais la route sud par le détroit de Magellan ou par le cap Horn, pour les aventuriers, peut vous coûter beaucoup plus cher du fait du temps plutôt instable qu’il y règne.


Pour nous, tout a donc débuté à 16 heures, nous sommes allé rejoindre la zone d’attente des petits bateaux après avoir embarqué nos trois jeunes équipiers panaméens. Vers 17h, le pilote (pour les petits bateaux c’est un advisor car un pilote coûte 2000$ !) est arrivé et nous a demandé de mettre à fond en direction des écluses, cela pour estimer la vitesse réelle du bateau (aux autorités il faut déclarer 8 noeuds car sinon ils font payer une deuxième caution au cas où on retarderait le trafic !) ; cela établi, il nous a indiqué le cargo avec lequel on devait passer pour que Michel estime la vitesse nécessaire. Nos « colocataires d’écluse » nous ont rejoint, un gros cargo et un petit bateau à moteur hyper puissant. Nous sommes entré en dernier et finalement nous nous sommes mis à couple du petit bateau qui lui était amarré au mur de l’écluse. Nous nous sommes donc laissé guidé et c’est lui qui nous a tracté d’une écluse à l’autre : idéal ! À la sortie de la troisième (elles sont consécutives et vous font monter de 9 mètres à chaque fois), il nous a laissés car il continuait la traversée alors que nous devions rejoindre une bouée sur le lac pour passer la nuit (le pilote s’en va là).

Ecluse de Gatun

Le lendemain, il en vient un autre à 7h et on repart pour rejoindre les écluses de l’autre coté du lac ; les voiliers prennent un raccourci qui les fait passer entre des îles, c’est très sauvage avec de la forêt vierge et il n’y a pas d’habitant. La zone du lac est ouverte au public qui voudrait faire du bateau, du kayac ou même nager (mais cela n’est pas recommandé car il y a des crocodiles) mais tout le monde doit être parti à 18h.
Ensuite on rejoints le chenal principal emprunté par les cargos et qui amène aux écluses ; celles là ne sont pas consécutives mais séparées de quelques miles et pour nous le trafic était tellement léger que nous avons franchis la première tout seul et qu’il a fallu que l’on attende 1 heure entre chaque. À la sortie de la dernière, on se dirige sur Balboa juste après le pont des Amériques où débarque le pilote (qui fut très sympathique et nous expliqua beaucoup de chose sur la marche du canal) et les équipiers.



Nous passerons la nuit au mouillage avant de partir pour l’archipel des Perlas (connu pour sa production d’huîtres perlières) où nous espérons retrouver Kirikou (déjà rencontré à Gibraltar et en Casamance). Nous le retrouvons, un peu par hasard car il y a plus de 200 îles, au mouillage dans une petite baie protégée d’une île couverte de forêt avec une grande plage de sable bordée de cocotier ; nous passerons quatre jours dans ce petit paradis à admirer la multitude de poissons (à chasser un peu), à cueillir des noix de coco et des mangues et à se baigner !
Mais toute bonne chose ayant une fin, nous voilà reparti en direction des Marquises avec peut être un stop soit en Equateur soit aux Galápagos en fonction du vent.




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