Ma jumelle autour du monde | |
10. Les San BlasDébut juin : Album photo : terrestre et sous-marin
Et voila après la ville, nous voila à la campagne ! Enfin ici la campagne se trouve être un archipel d’île habité par les indiens Cunas. Malheureusement nous ne sommes resté que trois jours dans ce petit paradis. Nous avons choisi pour cela la cays chichime où nous avons passé des journées fabuleuses.
Langoustes, cigales et poissons à gogo ! ![]()
Ces îles sont des petits bancs de sable avec des cocotiers et entourées de barrières de corail. Quand on va sous l’eau il y a une myriade de petits poissons de toutes les couleurs, des gros coquillages et énormément d’étoiles de mer de toutes les tailles et les couleurs (même camouflées style armée). Les Kunas sont très sympathiques et nous apportent tout les jours des langoustes ou des cigales de mer (à un dollars pièce ça ne se refuse pas !)
Le 4 juin, nous sommes au yacht club de colon où nous attendons le départ pour passer le canal ; départ vers 4 heures aujourd’hui. Tito, un agent non officiel s’est occupée de nous, ce qui fait que cela c’est très bien passé et surtout très rapidement pour les formalités, impossibles à réaliser tout seul.
Nouvelle coiffure pour Dominique.
9-Colombie Carthagéne
Après une traversée tranquille et à «donfe» au début, vent portant le bateau marche super bien. Toujours un peu beurk mais ça va bien finir par passer. Le vent nous lâché, il semble que les alizés ne descendent pas jusqu’en bas, 26 heures avant d’arriver, heureusement qu’au Vénézuéla, le gasoil n’est pas cher (style 10 cte d euro le litre! En Colombie, il est à 60 à peut prêt comme partout à part en Guyane (prix de la métropole, taxes obligent)). Nous rentrons donc dans la baie de Cartagena qui est immense et composée de plusieurs baies. Celle qui nous concerne est accessible pour les petits bateaux par une passe nord qui évite 8 miles de détour. Nous entrons donc, seules 2 bouées indiquent que l’on ne s’est pas trompé. Puis, après quelques minutes, nous distinguons la deuxième entrée dans une baie plus petite avec une statue de la vierge au milieu, un vaste port à conteneurs et au fond des voiliers. En nous approchant nous découvrons un grand mouillage devant ce qui semble être une marina.
Plus de photos : ici.Un Français, et oui il y en a, nous dira de nous mettre où nous voulons puis d’aller nous présenter à la marine pour faire les papiers d’entrée ; il nous faut voir David. ![]() L’approche de la marina en annexe est très sympa et entre les pontons, nous découvrons un espace joliment agencé avec un «quai» pour les annexes, une salle faisant bar restaurant, un coin bibliothèque télé et des douches. Un bel endroit vraiment très agréable. L’accueil y sera également très convivial et moyennent 60 dollars les papiers seront fait en un jour. Un bon début. ![]()
La ville est également magnifique, elle a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et de ce fait, même ces remparts ont été préservés (cela change dans une Amérique du sud qui ne semble pas, à l’exemple de son modèle espagnol, enclin à conserver les vielles pierres). À l’intérieur des remparts délimitants la partie ancienne de la ville, on trouve des petits quartiers avec des ruelles étroites. Les petites maisons à étage ont des façades colorées arborant souvent de petits balcons clos par des grilles en bois et cachent des cours intérieures à l’abri derrières des portes en bois somptueuses. La végétation est du coup omniprésente dans la ville car on voit souvent dépasser un manguier et les terrasses sont presque toujours fleuries.
![]() ![]() ![]() Ils vivent dans des favelas construites avec des produits de récupération et proposent toutes sortes de service pour gagner de l’argent. Les adolescents proposent de vous transporter vous ou vos courses dans des caddies de supermarchés. L’Amérique du sud offre des contrastes saisissants entre les plus riches et les plus pauvres et la protection de la nature (au minimum avec les déchets ménagers) semble être le cadet de ses soucis. Cartagena est cependant une étape intéressante même si elle n’est pas représentative de la Colombie, les autorités ayant décidé d’en faire une vitrine pour le pays. le touriste y est très bien accueilli et tous se font un plaisir de lui parler ou de le renseigner. Même le mendiant à qui il aura donné la pièce le reconnaîtra et l’appellera Amigo ! ![]() 8-Vénézuela Margarita
Bien qu’au début nous pensions nous rendre à Trinidad, nos rencontres nous ont vite appris qu’il était meilleur de se rendre plutôt au Venezuela, car Trinidad est devenue très fréquentée par tous les bateaux qui sont aux Antilles et qui passent la saison cyclonique là. Nous avons donc choisi Margarita (non pas à cause du cocktail du même nom, pour l’instant on en est plus au punch coco !), la plus grande des Iles du venez. L'entrée sur le pays se fait à Porlamar où il semblerait y avoir une marina et à quelques kilomètres un chantier sérieux.
Après cinq jours de navigation, très calmes pour moi puisque Joël et Colette des amis nous ont rejoint et que Joël fait maintenant les manœuvres avec Michel. Nous arrivons à destination, mais en fait de marina, là surprise : il s’agit juste d’un ponton où Juan le propriétaire sert d’agent pour faire les papiers et propose des services avec même des bus pour emmener les plaisanciers aux supermarchés faire les appros. On apprendra après qu’on peut très bien se passer de ses services et nous ferons nous-même la sortie (dans un seul bureau à 200m ) avec Colette. On s’en tirera avec une commission (direct dans la poche du douanier !) mais moindre que celle demandée par Juan. ![]() L’île de Margarita est très sèche et il n’est pas rare d’y voir des champs de cactus comme dans les westerns, on voit un peu de mangroves, quelques manguiers mais dans l’ensemble la végétation est pauvre. ![]() Il y a beaucoup de voitures (et de taxis) et il n’est pas rare de croiser de vielles américaines. Le long des plages qui vont vers le centre, on trouve beaucoup de petits restaurants, car juste derrière avec vue sur la mer, il y a les hôtels à touristes, on peut y manger du poisson frais pas très cher. Au centre ville il y a une belle place où semble se retrouver les gens et quelques rues piétonnes.
Le petit commerce semble florissant, tenu principalement par les libanais qui n’hésitent pas à vous faire venir au magasin pour vous acheter vos euros ou vos dollars au marché noir (sous réserve de ne pas le faire dans la rue, le change est meilleur qu’à la banque). La vie est en général plus chère qu’au brésil mais en évitant les magasins de luxe (et là encore si vous avez de l’argent le luxe est très abordable pour nous européens), les habits sont très peu chers et surtout très varié (pas comme en France où les chaînes ont mangé les indépendants). Les transports en commun valent le détour en particulier les petits bus, qui n’ont pas vraiment d’horaire mais dont les employés font la retape sur le trottoir et qui démarrent quand ils sont plein ! Ils sont tellement décorés que le chauffeur n’a qu’un petit carré devant lui pour voir la route ! Après quelques jours, nous partons pour Chacachacare où se trouve un chantier tenu par des Français ; c’est à l’autre bout de l’île et quand le vent souffle on a l’impression d’être retourné en Afrique à cause du sable.
Enfin là Bora est bichonné deux jours, fin prêt pour un nouveau départ. Avant de partir, Mich découvre le hamburger et il faut dire qu’il est fameux ! Direction Les Aves qui sont des petites îles coralliennes où il y a énormément d’oiseaux et en particulier des pélicans. Le soir à la tombée de la nuit, ils se mettent à pêcher en plongeant, un vrai spectacle. Les Aves sont magnifiques, eau turquoise, sable blanc rosé et beaucoup de corail mort sur les rochers qui sont autant d’œuvres d’art naturelles. L’eau n’est malheureusement pas très claire et on y voit à peine à deux mètres et pour la pêche sous marine ce n’est pas idéal. Par contre j’ai la chance de trouver des lambis dont un gros pas cassé. ![]()
Voilà après cette petite escale reposante, nous sommes repartis vers la Colombie où nous avons décidé de faire escale. Cartagène est réputée être une ville magnifique et chargée d’histoire. Après ce sera un petit stop aux SamBlas, on nous a prévenu qu’on peut y rester facile un an, mais si nous voulons passer le canal de panama, il s’agit maintenant de ne pas trop traîner ! 7-Guyane
Petit topo de Dominique sur la Guyane
L'album vous attend…
La Guyane, département d’outremer mal connu et pourtant tellement envoûtant. Un petit coin de verdure à l’autre bout du monde. Nous y avons découvert un pays fascinant, une population multiraciale souriante et vivant en harmonie. Loin des buildings à l’américaine du Brésil, ici place aux maisons tropicales avec leur toit en tôle multicolore. Le seul hic : la marina Degrad-des-Cannes est complètement isoléee au milieu de nulle part. Il y a juste le petit port de commerce et une zone industrielle à proximité, et si les marins habitants sur les bateaux ont la gentillesse de nous amener à Cayenne quand nous le demandons, nous décidons de louer une voiture afin de pouvoir se déplacer plus librement, ne serait-ce-que pour se rendre au marché de Cayenne. ![]() ![]() L’autre petit bonheur est de pouvoir se promener en forêt facilement et tout près de la ville, admirer des arbres magnifiques et apercevoir des animaux sauvages : nous avons croisé une troupe de singes et vu des paresseux qui se déplaçaient à leur rythme d’arbre en arbre ; un vrai spectacle dont il est difficile de se lasser. Une autre fois les paresseux n'ont pas voulu se montrer mais à la place nous avons eu un festival de Morpho (ces grands papillons aux ailes bleue métallisé) quand ils passent c’est comme si vous étiez transféré dans un rêve, vous les voyez virevolter sans bruie comme de petites fées et c’est vraiment magique ! Et si vous êtes très chanceux vous verrez peu être un ou deux toucans, mais qui sont rares car non protéges ! ![]() ![]()
En Guyane la nature domine et reste dominante malgré l’évolution et la haute technologie présente, Ariane n’est pas arrivée à la dompter et si le site du centre spatial guyanais s’étend sur des kilomètres à coté de Kourou, seule une petite partie est déboisée, à l endroit où se trouvent les unités de lancements dont celle d'Ariane 5. Lors des visites il n’est pas possible de voir la fusée (à part une vielle à l entrée) car lorsqu’elle montre son nez c’est qu’elle est toute prête à partir et là le périmètre est bouclé ; la visite du centre est très intéressante et vous permet de découvrir ce transporteur un peu spécial.
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Comme vous le voyez, nous avons énormément apprécié ce département français, malgré la saison des pluies et la moisissure qui envahissait Bora !
6-Brésil
Maintenant c’est Dominique qui raconte :
Les photos sont dans l'album ici
Donc au terme d'une traversée qui n'eu rien de réjouissant (si ce n'est de savoir que ce fut pour tout le monde pareil !) et au bout de vingt jours laborieux nous avons atterris à Fortaleza (au nord du pays dans le comté de Ceara).
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En arrivant on a la sensation d'arriver sur la côte espagnole, car on voit de grands immeubles construits en bord de plage ; plus tard nous aurons confirmation qu'il s'agit bien de cela et les petites maisons particulières ont depuis longtemps cédé la place aux immeubles de vingt étages ou plus, hôtels ou appartements de luxes, jouxtant les favelas appelées à disparaître.
Dans la vielle ville (plutôt délabrées et sans édifices vraiment notable, seuls ont survécus un petit pâté d immeubles typiques transformé en boite de nuit et la prison qui renferme maintenant le marche artisanal) c'est l'effervescence commerciale avec nombre de petits magasins où l'on trouve toute sorte de chose : vêtements, chaussures, fournitures pour le carnaval, électroménager ainsi que de l'artisanal (hamac, couverture, objet en bois de cocotiers, souvenirs…) ; il y a aussi bon nombre de petits restaurants (où le prix est fixé au kilo !) ou de snacks et on voit même des gens installés sur les trottoirs avec leurs gamelles qui vendent aux passants des portions de feijoada, de riz, de haricots sec, de brochette de fromage. Vous pouvez aussi acheter des noix de coco à boire (bien glacée) ou du jus de cane pressé devant vous. La marina où nous avons pu laisser le bateau jouxte un hôtel de luxe, nous profitons de ses services et en particulier de sa piscine (bien agréable car, même si nous sommes en pleine saison des pluies comme en témoignent les quantités impressionnantes d'eau que nous avons reçu sur la tête, la température avoisine les 30 degrés et avec l'humidité cela semble encore plus). ![]()
Durant ce séjour, nous avons eu la chance de rencontrer un couple venant d'Allemagne mais dont la femme était de Fortaleza et en vacances chez ses parents. Ces gens charmants nous ont emmené à l'extérieure de la ville, à l'ouest sur les plages de Cumbuco (connues comme un spot pour les kytes-surfs). Il s'agit des grandes plages de sable clair qui s'étendent à perte de vue et qui sont aménagées dans le style des plages de Pampelone et Tahiti à St-Tropez, sauf que là vous y avez facilement accès même quand il s'agit d'un hôtel cinq étoiles avec piscine et que vous pouvez y boire et y manger sans y laisser tout votre argent ! Il est vrai que la vie ici est très peu chère et s'il nous est arrivé de payer vingt euros au restaurant il s'agissait d'un établissement de luxe où on pouvait manger à volonté viande gambas...
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Le brésil est le pays des fruits et légumes, on y trouve de nombreuses variétés de mangues, des avocats (ici ils se mangent sucrés), des bananes, des papayes, des goyaves, des potirons, des choux.. Et tout cela à des prix incroyables (moins d'un demi euros le kilo), nous ne privons pas. Grâce à Wladia nous aurons aussi l'occasion de tester la feijoada, plat typique brésilien à base de haricots secs noirs, de petits salés, de saucisses et de riz servi avec des tranches d'oranges.
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Nous aurons passé un bon mois dans ce vaste pays plein de contraste puisqu'il s'agit d'un pays en voie de développement mais avec des apparences de pays comme les états unis. Son climat, de préférence hors période des pluies de février à juillet, sa végétation, avec tous ces cocotiers, ces manguiers. et surtout ces plages à perte de vue en fond une destination de choix pour les touristes qui trouvent sur place des infrastructures tout à fait adaptées et surtout des prix très attractifs.
![]() Nous quittons la marina pour la Guyanne, 900 miles avec du bon vent cette fois espérons ! 5-SénégalUn petit topo, plus long viendra plus tard.![]() ![]() 4-Canaries
N'étant pas allée aux Canaries, je ne peux pas dire grand chose. Je mets donc en ligne un petit album.
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