Ma jumelle autour du monde | |
Wallis : territoire français du Pacifique
Wallis est le territoire français le plus éloigné de la métropole avec Futuna, son île jumelle qui est encore plus isolée car contrairement à Wallis elle ne possède qu’un tout petit aéroport et n’est accessible que par beau temps !
Toutes deux sont rattachées à la Nouvelle Calédonie, d’où partent les cargos qui les ravitaillent deux fois par mois. Wallis est cependant très bien desservie par avion (avec des A320), même si Nouméa-Wallis reste la liaison aérienne certainement la plus chère du monde ! Pour notre part nous sommes donc arrivés à Wallis après dix jours de mer passablement mouvementés (mais bon il y avait de la mer, 5 mètres facile, mais aussi le vent qui va avec ! Michel a été plutôt content en explosant son record de nombre de miles par jour ! Quand on avance bien c’est toujours mieux pour le moral même si les gamelles volent !). Nous avons été un peu surpris par la signalisation de la passe (nous n’avions pas de carte de détail !) car de l’extérieure on voyait des rouges et des vertes de partout ! Finalement avec le point GPS nous en avons déduit que c’était bien là (si on se trompe ça peut faire très mal, barrière oblige !), et en se rapprochant nous avons pu voir le chenal un peu plus nettement (il faut dire que juste après l’entrée, sur la gauche, part le chenal qui mène au wharf pétrolier, d’où toutes ces rouges qui de dehors ne semblaient pas à la bonne place !).
Nous avons cependant jeté l’ancre en Baie de Mua devant un îlot, où semble-t-il très peu de voiliers viennent, nous avons compris pourquoi plus tard en observant les marées. Wallis est entourée d’un platier assez large n’excédant pas 2 m d’eau et comme la marée peut aller jusqu’à deux mètres cinquante d’eau, la côte à Mua n’est accessible qu’à marée haute ! Nous avons rencontré Gildas juste à notre première descente à terre et il nous a fournis carte marine (c’est plus facile avec !) et terrestre pour que l’on puisse se repérer rapidement (ainsi qu’un vélo pour se déplacer merci encore Gildas). Fort de tous ces conseils, nous sommes monté à Mata Utu, la capitale où il est possible de mouiller près du wharf, afin de faire les formalités d’entrées et de voir les danses pour la fête du territoire (nous avons raté l’intronisation du roi qui avait eu lieu la veille), nous ne verrons finalement pas grand-chose car mauvais temps aidant nous n’avons pas pu débarquer et le lendemain nous sommes partis pour trouver refuge en baie de Gahi (baie qui est protéger par une belle barrière de corail, il y a donc le vent mais pas la mer). On peut aussi avoir des mouillages très confortables au sud (en empruntant le chenal qui va au wharf pétrolier), mais on se retrouve loin de la civilisation et plus exposé aux moustiques car il y a moins de vent.
De Gahi, il est très facile de rejoindre la route principale et là un coup de stop et vous voila mené où vous voulez (les gens s’arrêtent très facilement et n’hésitent pas à faire des détours pour vous emmener où vous le désirer !) La population est très sympathique, tout le monde se dit bonjour et les wallisiens sont prompts à vous faire découvrir leur île ; nous c’est Dany qui nous à fait faire le tour de l’île, menés ramasser et manger les huîtres sauvages (et oui des huîtres !) et organisé un bon barbecue avec des tas de bonnes choses ! Il semble que cela soit assez courant, il faut dire que peu de bateaux s’arrêtent (quand nous sommes partis ils en étaient à 39 !), et comme il y a aussi très peu de touristes, ils sont bien accueillis.
Par la suite, nous avons eu la chance de rencontrer l’équipage de Sofala, Jean-Claude et Catherine qui nous ont encore plus fait découvrir Wallis, ses paysages, ses fonds sous marins et ses traditions. Installés depuis deux en comme médecin au dispensaire de Mua, Catalina connaissait tout le monde et RFO lui a consacrer un reportage lors de son départ (elle partait travailler en Calédonie et nous avons quitté Wallis ensemble). Grâce à elle et à ses amis, j’ai pu faire un vol en ULM (si vous passez à Wallis ne vous en privez pas c’est très accessible financièrement), et admirer les dégradés du lagons vu du ciel, c’était magnifique ! Un grand merci aussi à Xavier de RFO pour son vélo !
La plongée est aussi à recommander, le lagon est magnifique, il y règne une diversité de corail impressionnante, temps par les matières que par les formes ou les couleurs. De plus le poisson y est nombreux et -oh joie pour les chasseurs- il n’y a pas de ciguatera !
Pour ce qui est des coutumes wallisiens, nous sommes allé à la fête du 15 août qui est aussi la fête du district de Hahake, et qui était la première fête où participait le roi nouvellement nommé. Il y a d’abord eu la messe à la cathédrale, suivit du « kava » royal, le kava est une boisson sacrée qui a des effets euphorisants et qui est fabriquée avec des racines broyées mélangées à de l’eau (elle est très présente dans tous ce coin de pacifique). La cérémonie consiste en la préparation rituelle et la distribution du kavas aux notables. Ensuite c’est la remise des offrandes aux « alikis » (notables), il y avait bien 50 cochons, et les danses. Il ne faisait malheureusement pas beau et après avoir assisté au kava où une fois assis on ne doit pas se relever devant le roi, nous en sommes repartis trempés ! ![]() Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Wallis qui est une île calme avec une population très chaleureuse, mais il faut y rester un peu pour découvrir ses coutumes et traditions. Ajouter un commentaire { Page précédente } { Page 2 sur 38 } { Page suivante } |
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