Ma jumelle autour du monde | |
Bora-Bora : la perle du Pacifique
En arrivant de Tahaa, à l'approche de Bora-Bora, on voit tout de suite la différence avec les autres îles : la grandeur du lagon par rapport à la surface terrestre. Ici c'est 80% de lagon et 20% de terre. De l'extérieur, on distingue déjà les couleurs turquoises qui ont fait la réputation de Bora-Bora, et on a le temps de les admirer car il faut contourner la barrière pour trouver l'unique passe à l'Ouest de l'île.
Aucune difficulté particulière une fois que l'on a repéré les balises rouge et verte qui marquent l'entrée de la passe. On devra juste se méfier des gros bateaux (le Tapara, le Vaianu, ou l'hawaikinui, les goélettes qui ralient Huahine, tahaa, Raiatea et Bora-Bora à Tahiti et qui permettent l'échange de fret meilleur marché que l'avion — bon à savoir quand vous avez trop de bagages — ou le Paul Gauguin (paquebot de croisière qui va jusqu'aux Marquises) qui peuvent rentrer ou sortir et provoquer des vagues inconfortables dans le chenal. Le balisage du lagon est très clair : toujours rouge côté extérieur et vert côté lagon ; sauf dans les passes où le marquage est traditionnel. Il y a à Vaitape un grand quai qui peut accueillir facilement 5 ou 6 voiliers et on peut y faire l'eau (il ne vaut mieux pas la boire !).
Pour nous, une fois rentré, ce sera direction le Sud car nous savons que Soup&Pipes (notre Damien 2 favori) est devant Matira. Nous hésitons à nous engager devant l'hôtel Bora-Bora car il n'y a qu'un balisage pour petit bateau et de prime abord le passage ne semble pas évident. Nous passerons donc la nuit juste à côté d'une bouée Ouest signalant une zone de corail. Le lendemain, Michel (de Soup&Pipes) viendra nous chercher et nous montrera le chenal, qui à part quelques patates à éviter (même pas peur avec Bora !) il est finalement très accessible et donne accès au plus beau des mouillages de Bora-Bora (dixit les habitués) et d'ailleurs les voiliers habités sont tous là (bon il n'y en a que trois, mais ils sont tous là). Il est vrai qu'en un peu plus d'un mois, nous n'avons eu guère que 7 ou 8 jours pas très confortables dus à un Maramu (vent du Sud) soufflant en rafales jusqu'à 40 nœuds et combiné à un train de houle de 4/5 m qui rentrait dans le lagon et engendrait des vagues pas très sympas !
Sinon, l'endroit est idéal : petite baie délimitée d'un côté par une plage de sable blanc bordée de superbes pâtés de corail et de l'autre un banc de sable d'1 mètre de large, d'1,5 m de profondeur allant jusqu'à la barrière. Cela laisse le choix pour la baignade : soit le corail et les poissons, soit le sable avec les coquillages mais aussi les raies Pastenagues et Léopard qui viennent fouiller le fond pour se nourrir. Bon, il est vrai qu'en ce mois de juin l'eau est fraîche 24-25° (ben oui, quoi !!!) et l'air plus frais aussi (le soir c'est limite "petite laine") alors on en profite moins —et ce n'est pas pour vous faire marner que je dis ça !
Bora-Bora mérite bien sa réputation et contrairement à ce qu'on avait entendu (enfin c'est juste mon point de vue) les hôtels implantés sont très sympas = souvent des bungalows avec une partie sur le lagon, dans le style tropical et surtout très bien tenus avec des fleurs partout. D'ailleurs en partant à vélo de Matira par l'Est, une fois que l'on sort de la zone où il y a des hôtels, on a pas vraiment envie d'aller plus loin, l'endroit étant assez glauque ! Ici, ce n'est pas du tout comme aux Marquises où les jardins sont bien entretenus avec du gazon partout, les farés sont posés sur de la terre battue et les détritus ne sont pas absents du paysage ! Le polynésien ne semble pas très intéressé par sa maison ou son jardin et on a vite fait de se rendre compte quand il y a un popa (un blanc) dans le coin.
La ville principale, Vaitape, est tout en contraste et mériterait d'avoir des trottoirs et des rues un peu mieux entretenus. On y trouve de tout et pas forcément plus cher qu'ailleurs (sauf pour la nourriture car sans supermarchés comme le Champion de Raitera, les chinois pratiquent les prix qu'ils veulent !). Il y a aussi un très bon shiplander et pour l'informatique l'incontournable Vincent a réponse à tout (heureusement pour nous !). On trouve aussi des restaurants très accessibles et même moins chers qu'ailleurs, comme le Saint-James à côté de la station Total. Grâce à Soup&Pipes, Michel n'hésitant pas à se déplacer avec nous, nous sommes allés très régulièrement "en ville" et pour l'approvisionnement c'était bien pratique, car à Matira il n'y a qu'un petit "chinois", où d'ailleurs nous aimions nous rendre à 4 heures pour déguster un Magnum (on ne peut pas oublier les bonnes habitudes !)
![]() L'avantage de Matira est aussi l'accès au côté Est de l'île, -uniquement en annexe- et au motu Pitiuu Uta, sur lequel se trouve l'annexe du Sofitel Marara. Si vous cherchez le dépaysement et que vous avez un bon budget, il me semble que cet endroit pourrait convenir (mais comme je n'ai pas testé…). Autour du motus, le jardin de corail est magnifique et les poissons énormes. Il vaut mieux y éviter la chasse, à moins de vouloir prendre un japonais se baignant avec masque et tuba… et gilet de sauvetage ! (véridique). En tous cas, c'est une grande zone protégée où le corail et les poissons se portent bien. Mais nous avons la flemme de prendre l'annexe, et nous irons juste devant l'hôtel Bora-Bora et là aussi il y a beaucoup de corail et on peut y croiser de beaux poissons. La dernière fois que nous y sommes allés, il y avait une tortue, que nous avions déjà repérée dans la baie et des raies léopard qui, après nous avoir tourné gracieusement autour, se sont désintéressées et sont parties de leur côté. Bora-Bora est bien un joyaux et si elle n'a pas les odeurs envoûtantes de Tahaa, elle possède des camaïeux de bleus extraordinaires qui peuvent devenir presque luminescents quand le temps se couvre.
Mais le temps passe, il est temps que Bora reprenne la mer et si tout ce passe comme prévu, nous nous retrouverons à Wallis. Un peu plus au Nord, Wallis est pour nous à mi-chemin de Nouméa et nous semble attrayante car en dehors des circuits traditionnels. Nous espérons y retrouver le frère de Rolio que Michel connaît et qui travaille à Hyères. Enfin, nous vous raconterons et ne vous inquiétez pas notre "webmaster" saura vous divertir en attendant ! Ajouter un commentaire { Page précédente } { Page 6 sur 38 } { Page suivante } |
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