Ma jumelle autour du monde | |
19. Tahiti
16:38, 5/12/2007
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Et comme on ne peut pas toujours rester au paradis, Claude nous en voudrait de ne pas venir l’accueillir à l’aéroport de Papeete, nous remettons les voiles direction Tahiti. La traversée sera très calme et on sera réduit à encore utiliser notre moteur pour arriver de jour.
Au petit matin nous sommes devant Tahiti et après avoir hésité à mouiller à la pointe Vénus (l’eau n’était pas très claire et il y avait un bon effet venturi), nous nous dirigeons sur la passe de Papeete. Nous appelons le port pour demander l’autorisation, il y a un tel trafic, avec les navettes pour Moorea principalement, que cela est fortement recommandé ! Après avoir franchi la passe sans aucun problème car elle est large et bien balisée, nous nous dirigeons au fond du port où nous trouvons un grand quai d’accueil juste devant le bar le Rétro en plein centre ville.
![]() Papeete ne nous semble pas si terrible finalement, mais il y a une circulation infernale ! Les papiers d’entrée faits —bien que nous soyons français cela est obligatoire– nous demandons à pouvoir passer la nuit là. Pas de soucis et cela nous permettra de faire la connaissance avec les fameuses roulottes de Tahiti : sur un grande place entre l’office du tourisme et le kiosque à musique s’installent une multitude de camions pizzas. Sauf qu’ici, un seul fait les pizzas, les autres proposent poissons crues ou grillés, cuisine d’inspirations asiatiques cuisant sur de grands woks en tôle, chauffés par des gaz crachant les feux de l’enfer et maniés par les cuistots chinois qui n’ont que la peau sur les os à force de subir ce sauna perpétuel (peut être les polynésiens qui atteignent un taux d’obèse de 40% devraient envisager de prendre leur place !). Il y a également autour de chaque camion des chaises et des tables installées et après avoir choisi votre roulotte vous n’avez plus qu’à vous asseoir. Pour nous ce sera la classique pizza car il faut dire que les prix restent très élevés. Nous apprécierons beaucoup ces pizzas et ce cidre qui nous changent de la nourriture simple préparée en navigation. Le soir nous aurons de la chance, au kiosque à musique se présente un groupe de chants et danses polynésiens.
Le lendemain, nous partons pour le mouillage de la marina Taïna, dont on nous a parlé. Pour s’y rendre on emprunte le chenal de Faa, sans oublier de demander l’autorisation de traverser le chenal aux extrémités de la piste de l’aéroport. Le chenal dans le lagon est relativement large et bien balisé et au-delà, la couleur de l’eau rappelle celle rencontrée aux Tuamotus. Après être passé devant le Beachcomber, dont les bingalots ont les pieds dans l’eau et avoir longé la marina où le quai d’accueil est plein de gros bateaux (il y a Basic Logic Swan 68 qui là parait tout petit !), nous trouvons une place pas trop loin du ponton (si vous vous souvenez l’annexe ne va pas bien !). ![]() Mais déjà, nous regrettons les Tuamotus et ces eaux claires ; ici on peut pas dire qu’elles soient opaques, mais elles sont loin de la transparence et la propreté n’en est pas garantie ! À la marina, nous avons un bon accueil, il y a un bar resto avec des serveurs très sympas, et le petit ship, nous indique les adresses dont nous avons besoin, en particulier pour l’annexe. Ici, celles d’occasion sont hors de prix alors nous décidons de tenter notre chance chez le fabriquant d’annexe en alu dont nous avons vu les gros modèles à Fatu Hiva. Nous serons agréablement surpris et le soir même, Chanson nous livre notre acquisition. (Elle a moins de tenue qu’une à boudin mais sur le corail, il y aura moins d’ennuis !)
Pour accueillir Claude, nous demandons à Marc (médecin anesthésiste et plongeur mérite rencontré a Fakarava -merci encore Marc !) de nous prêter sa voiture. Arrivée polynésienne, collier de fleur et tout le tralala. Nous profiterons du prêt de la voiture pour faire le tour de l’île, mais franchement Tahiti a une réputation qui ne lui correspond pas ! Il n’y a rien de prévu pour les touristes, pas même de petit bar en bord de plage. D’ailleurs il n’y a quasiment pas de plages accessibles et ici la notion de sentier du littoral n’existe pas ; les propriétaires possèdent les terres du haut de la montagne jusqu’à la barrière de corail ! Mais, Tahiti est un peu un passage obligé, il ne faut seulement pas y passer trop de temps.
Avec Claude, nous prenons la route de Mooréa, qui est à environ 10 miles. Milles excuses à la petite sœur pour le coup de vent qui nous accueille à l’entrée de la baie de Cook et surtout pour ce mauvais temps, bien imprévisible ! ![]() Mais tout cela ne nous empêchera pas d’apprécier Moorea, tranquille et sauvage, où on peut se promener en bord de mer ou dans la montagne. Par hasard, en admirant une propriété superbement entretenue, nous rencontrons des gens de bateaux sédentarisés (Christian et Monique qui voyageaient sur Citron Vert). Monique a été charmante et en apprenant que nous étions sur un bateau, nous a invité à prendre un café puis à dîner. Merci à eux deux pour leur accueil.
Par la suite, nous avons rencontré Laurence qui travaille dans une boutique et qui elle nous a emmené visiter une partie de l’île en voiture, et en particulier la réserve de dauphin (on préfère les voir en liberté mais ils semblent se régaler en faisant le spectacle pour les touristes) et l’ancien site du Club Med, aujourd’hui à l’abandon et c’est bien dommage car le lieu est magnifique avec un beau lagon et un motu sauvage. Merci à elle et à son petit Sean qui nous bien fait rire en se prenant pour un poisson. ![]() Malheureusement, la météo a limité nos activités et quand Claude est repartie, elle n’avait pas trop profité de l’eau (enfin si, mais pas la bonne !). On a pu plonger dans le lagon et voir quelques poissons et Claude a trouvé un superbe coquillage nommé terebre maculé. Elle était bien contente car elle est comme moi et comme les filles en général, elle adore tout ce qui est coquillage. ![]() Au Tuamotu nous avions pu ramasser des trocas et des porcelaines tigre. Mooréa est une île vraiment sympa, pas trop loin de Tahiti, d’ailleurs Christian travaille à Papeete et prend la navette tous les jours au lieu de la voiture et vu la circulation là-bas, il ne perd certainement pas plus de temps que s’il habitait sur Tahiti ! Bon, rendez vous à Raiatea où Bora doit passer la saison cyclonique pendant que nous rentrons en France du 28/12 au 15/03. Ajouter un commentaire { Page précédente } { Page 19 sur 38 } { Page suivante } |
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