Ma jumelle autour du monde | |
16. Les Marquises
Après une quinzaine de jours passés dans ce lieu paradisiaque de Fatu Hiva, nous décidons de nous rendre à Hiva Oa, car nous n’avons pas encore fait notre « entrée » en Polynésie (cela n’est possible qu’à Hiva Oa, Ua Pou ou Nuku Hiva –deux îles plus au nord). Nous prenons donc la mer, enfin pour 35 miles environ, n’oubliant pas de mettre la ligne de traîne, car il y a un seul petit problème en ce paradis et il est de taille : la Ciguatera qui affecte les poissons et qui est transmissible à l’homme ; tous les poissons ne sont pas atteints mais il est très difficile d’avoir des réponses précises, de la part des locaux ; nous préférons donc nous en tenir aux poissons de haute mer qui ne sont pas concernés.
Nous n’aurons pas de chance, mais il faut dire que la mer est assez grosse, nous n’aurons jamais de traversée calme entre les îles avec toujours de grosses houles et pas mal de vent.
Après Hanavave, l’arrivée à Atuona donne l’impression de retrouver la « ville », pourtant avec quelques commerces, une poste, une gendarmerie et un petit hôpital, ce n’est pas Paris ! Le petit port est à l’abri dans une crique protégée par une digue. Le mouillage n’est pas toujours agréable car la houle peut rentrer et il y a actuellement une dragueuse qui s’occupe de désensabler le fond pour que les gros bateaux comme l’Aranui ou le Taporo (qui font le ravitaillement depuis Tahiti) puissent se mettre à quai, l’eau y est donc plutôt opaque. L’endroit est, de plus, assez loin du village, mais heureusement les habitants sont gentils et vous prennent facilement en stop. Ils sont souvent équipé de pick up à faire pâlir d’envie notre ami Frantz ! Il n’y a guère que les « popas » (les européens) qui aient des 4x4 pas tout jeunes. Après avoir visité la ville, mais pas le centre Gauguin –la visite nous ayant semblé fort chère pour voir des reproductions— et fait quelques courses, nous nous rendons à Tahuata, juste à côté, et en particulier dans la baie d’Hapatoni où nous avons entendu dire qu’il y avait des dauphins. Nous en verrons car ils viennent régulièrement, mais l’eau n’est malheureusement pas très transparente et j’en verrais passer sous moi mais pas très clairement. Mais c’est un spectacle à ne pas manquer de les voir s’ébattre et jouer avec les petits. Le petit village d’Hapatoni est de plus très joli et très bien entretenu. ![]() Pour des eaux limpides, enfin un peu plus, et surtout les plages de sable blanc, nous remontrons au nord de l’île. Nous resterons quelques jours à apprécier la plage, en profiterons pour goutter les oursins craillons (leur piquant sont très épais, on peut même en faire des colliers !) et ramasser les citrons qu’il y a de partout. Nous sommes alors avec Julien et Céline (La Roselière) et l’équipe de Kirikou qui nous a rejoint. Ils ont un problème de safran et nous décidons de les accompagner à Ua Pou où ils ont entendu dire qu’ils pourraient réparer. Mais arrivée là bas, après une nuit de traversée, nous avons vite compris que non car il y a une houle assez importante et même Soup & Pipes avec ses 23 tonnes roule d’un bord sur l’autre. Une petite halte de trois jours, le temps de visiter un peu, le problème est qu’il faudrait à chaque fois louer une voiture pour découvrir l’île, et que c’est hors de prix ! Nous nous dirigeons donc sur notre dernière étape aux Marquises : Nuku Hiva, c’est la pus grande et la plus peuplée. Nous trouverons le mouillage de Taiohae, la ville principale, au fond d’une grande baie dominée par ce qui devait être, il y a bien longtemps, les bords d’un volcan. Nuku Hiva est une île haute avec des plateaux impressionnants, nous n’en ferons qu’un seul lors d’une belle balade qui permet de voir la côte mais aussi l’intérieur de l’île. La végétation y est luxuriante, et pour peu que l’on se donne la peine tout y pousse : haricot, tomate, avocat, salade, choux normal ou chinois, fei (sorte de banane plantain mais orange), tarot, igname et aussi les agrumes, oranges, citrons, pamplemousses….. ![]() Nous apprécierons cette escale où il est possible de s’offrir un petit restaurant, il est vrai pas donné, mais c’est agréable. Nous pourrons aussi acheter du thon et découvrir le sashimi (poisson cru avec une sauce soy), et nous gaver de poisson à la tahitienne (cuit au jus de citron avec du lait de coco ou un mélange que nous trouvons tout fait a base d’eau, de sel, d’ail et de pulpe de coco), sans oublier la Hinano, célèbre bière de Tahiti.
Et voilà, encore une étape de passée et non des moindres : les Marquises. Ces îles volcaniques luxuriantes et qui offrent des panoramas exceptionnels mériteraient d’être visitées en voiture ou même à cheval, car en bateaux nous sommes limité aux baies, par ailleurs magnifiques, et sommes un peu frustré de ne pas en voir l’intérieur. Ajouter un commentaire { Page précédente } { Page 23 sur 38 } { Page suivante } |
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