Ma jumelle autour du monde

9-Colombie Carthagéne

16:37, 2/06/2007 .. Publié dans Atlantique .. 0 commentaires .. Lien
Après une traversée tranquille et à «donfe» au début, vent portant le bateau marche super bien. Toujours un peu beurk mais ça va bien finir par passer. Le vent nous lâché, il semble que les alizés ne descendent pas jusqu’en bas, 26 heures avant d’arriver, heureusement qu’au Vénézuéla, le gasoil n’est pas cher (style 10 cte d euro le litre! En Colombie, il est à 60 à peut prêt comme partout à part en Guyane (prix de la métropole, taxes obligent)). Nous rentrons donc dans la baie de Cartagena qui est immense et composée de plusieurs baies. Celle qui nous concerne est accessible pour les petits bateaux par une passe nord qui évite 8 miles de détour. Nous entrons donc, seules 2 bouées indiquent que l’on ne s’est pas trompé. Puis, après quelques minutes, nous distinguons la deuxième entrée dans une baie plus petite avec une statue de la vierge au milieu, un vaste port à conteneurs et au fond des voiliers. En nous approchant nous découvrons un grand mouillage devant ce qui semble être une marina.
Un Français, et oui il y en a, nous dira de nous mettre où nous voulons puis d’aller nous présenter à la marine pour faire les papiers d’entrée ; il nous faut voir David.



L’approche de la marina en annexe est très sympa et entre les pontons, nous découvrons un espace joliment agencé avec un «quai» pour les annexes, une salle faisant bar restaurant, un coin bibliothèque télé et des douches. Un bel endroit vraiment très agréable. L’accueil y sera également très convivial et moyennent 60 dollars les papiers seront fait en un jour. Un bon début.



La ville est également magnifique, elle a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et de ce fait, même ces remparts ont été préservés (cela change dans une Amérique du sud qui ne semble pas, à l’exemple de son modèle espagnol, enclin à conserver les vielles pierres). À l’intérieur des remparts délimitants la partie ancienne de la ville, on trouve des petits quartiers avec des ruelles étroites. Les petites maisons à étage ont des façades colorées arborant souvent de petits balcons clos par des grilles en bois et cachent des cours intérieures à l’abri derrières des portes en bois somptueuses. La végétation est du coup omniprésente dans la ville car on voit souvent dépasser un manguier et les terrasses sont presque toujours fleuries.



Les édifices sont d’architecture classique (pour nous européens, gothique) mais ont des couleurs vives et colorés qui rappelle que l’on n’est pas sur le vieux continent.



Sur la lagune qui ferme à la mer la baie dans laquelle nous sommes, s’est construite la nouvelle ville avec là, des buildings rivalisant pour atteindre les nuages, il s’agit d’immeubles de luxe ou d’hôtels.




La population la plus pauvre est reléguée de l’autre coté de l’île de la Manga, où se trouve le club nautico et qui est un quartier intermédiaire avec building mais aussi petites maisons privées. On la rencontre lorsqu’on décide d’aller au marché (Claude te souviens-tu de Boucotte à Ziguinchor ? C’est le même mais sans les odeurs) pour acheter fruits, légumes, poisson ou viande à bon prix (nous auront 20 petites mangues pour 50 cts !!! et du filet de bœuf à 6 euros le kilo), cependant il ne faut pas être trop regardant ou à cheval sur l’hygiène (mais pour nous, après le Sénégal et le fameux marché Boucotte… !). Les abords du marché sont jonchés de détritus que les plus pauvres trient pour survivre.
Ils vivent dans des favelas construites avec des produits de récupération et proposent toutes sortes de service pour gagner de l’argent. Les adolescents proposent de vous transporter vous ou vos courses dans des caddies de supermarchés. L’Amérique du sud offre des contrastes saisissants entre les plus riches et les plus pauvres et la protection de la nature (au minimum avec les déchets ménagers) semble être le cadet de ses soucis.
Cartagena est cependant une étape intéressante même si elle n’est pas représentative de la Colombie, les autorités ayant décidé d’en faire une vitrine pour le pays. le touriste y est très bien accueilli et tous se font un plaisir de lui parler ou de le renseigner. Même le mendiant à qui il aura donné la pièce le reconnaîtra et l’appellera Amigo !



Plus de photos : ici.


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