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Tahaa, l'île vanille
Après avoir retrouvé Oukiok et Soup&Pipe, nous sommes retourné à Tahaa. Située dans le même lagon que Raïatea, Tahaa est très différente de sa grande sœur. 4500 habitants, répartis en huit villages, se partagent ce territoire sauvage et odorant : au mouillage à la tombé de la nuit on peut sentir les effluves fleuries de l’île, berceau de la vanille tahitienne. À Tahaa se côtoient de grandes baies profondes et verdoyantes et des motus, situés au Nord et à l’Ouest sur un lagon turquoise.
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Avant Noël, nous avions eu la chance de rencontrer Brian et Moiata qui sont des producteurs de vanille passionnés, nous avons donc eu toutes les explications, de la plantation jusqu’à la vente en passant par le mariage, la récolte et le séchage.
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Nous avons aussi visité une ferme perlière car depuis quelques années cette industrie s’est développée, le lagon étant très propice à l’élevage de la Pinctada Margaritifera, l’huître produisant la fameuse perle noire de Tahiti. Cependant, pour ceux qui ont la chance d’aller aux Tuamotus, c’est là qu’ils feront les meilleures affaires.
Après ces visites et un dernier repas en baie de Haamene avec Brian et Moiata, au cours duquel Michel a pu déguster du mahi-mahi à la vanille (mais il aura préféré la version meunière dégustée au Taravana Yacht Club avant les fêtes de Noël lors de notre premier passage à Tahaa). Nous avons effectué le tour de l’île par le Nord, accompagné de Michel, Nathalie et Delphine (l’équipage de choc de Soup&Pipe ), pour rejoindre le motu Tautau sur lequel est construit le plus bel hôtel de Tahaa. Lors de cette navigation lagonnaire, un vaa’a (pirogue à balancier) a fait la course avec nous et croyez-moi il ramait facile à 6 nœuds ! Le vaa’a (à 1, mais aussi à 6 ou 8) est très pratiqué et vers 4-5 heures il n’est pas rare de voir les lagons se couvrir de pirogues, le fils de Brian qui à 15 ans, pratique, comme beaucoup de jeune, très sérieusement et envisage déjà des compétitions officielles.
Juste à côté du motu Tautau se trouve ce qu’on nomme le jardin de corail et qui est un concentré de corail de toute couleur, jaune, blanc, violet et de formes variées dans un mètre d’eau, la visite en vaut la peine même si quelquefois il y a beaucoup de touriste. Les poissons y sont un peu moins sauvages qu’ailleurs car ils ne sont pas chassés en ces lieux. Les perroquets se laissent approcher alors que normalement ils restent à l’abri des patates.
Les hommes (de Bora, Oukiok et Soup&pipe) tenteront de pêcher au fusil sur une patate que nous avions un peu repéré en arrivant sur ce lieu de mouillage idyllique, mais ce fut finalement poulet en sauce !
Il faut dire que les fonds sont tellement époustouflants qu’il y a de quoi être distrait !
Michel sera récompensé par la suite en prenant deux perroquets magnifiques que nous avons dégusté cru avec du citron et les carcasses ont servi à faire une soupe (bouillir dans de l’eau avec sel poivre et épices et passer au presse purée, et ce qui ne passe pas régalera nos compagnons à deux pattes !) ; elle était délicieuse surtout que le chef avait prévue la rouille et le pain grillé ! (oui, on sait il faut aussi du fromage mais bon y'avait plus de Vache Qui Rit !)
Après quelques jours dans cet endroit calme, le vent tombe la nuit et souffle un peu la journée, juste pour rafraîchir, nous avons décidé qu’il était temps de rejoindre Bora Bora. Nous prenons la passe la plus proche et direction Bora. Au départ moteur car le vent est plus que faible, puis heureusement on voit arriver une risée durable et on pourra finir à la voile presque jusqu’à l’entrée de la passe de Bora. En venant de Tahaa on longe le lagon de cette île.
Mythique et vu d’extérieur, le lagon est d’un turquoise magnifique, mais bon je ne vous dis pas tout, suite au prochain numéro !!!
Poissons à Huahine
15:22, 5/06/2008
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Voilà un petit avant goût pour vous donnez envie d'aller voir l'album…
Huahine, l'île femme
11:55, 23/05/2008
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Huahine fait partie des îles sous le vent, elle est à l’Est de Raïatea, à environ 30 miles nautiques.
Il vous faudra environ 4 heures (au moteur car le vent est de face en général) pour rejoindre la passe principale qui mène à Fare la ville de l’île. L’île est née de trois volcans différents et se divise en deux parties (Huahine Nui et Huahine Iti) séparées d’un côté par Port Bourayne et de l’autre la baie de Maroe avec juste un pont entre les deux. Huahine reste sauvage et ces 5600 habitants se résident dans huit villages le long de la côte. Côté Est, elle est plus sauvage et souvent difficilement accessible, mais à l’Ouest c’est le paradis avec en particulier au sud une grande baie bordée de sable blanc où l’on peut se promener tranquillement (fait rare en Polynésie). ![]() Nous nous sommes régalés à Avéa, il y a du corail et des poissons à gogo. Michel s’est mis à en chasser quelques-uns mais ils sont vifs et surtout contrairement à se que croit Olivier de Kersauson, ici on pêche des petits (à cause de la ciguatera). Les locaux les consomment crus (la préparation n’est pas facile) ou en barbecue. Nous avons eu la chance de rencontrer Siki qui est gardien sur un site où il y avait un hôtel magnifique (le prince du Pacifique avec Thierry Lermithe fut tourné là), mais qui fut ravagé par un cyclone dans les années 90. Aujourd’hui le terrain appartient au gouvernement et est gardienné ; régulièrement les bateaux de croisière organise des animations sur la petite plage idyllique qui borde le terrain. ![]() Siki nous a organisé un barbecue sur la plage, alors que nous étions en compagnie de Michel et Monique sur Monatlomack2 et de Josiane et Daniel sur Salambo. Il nous a fait préparer le pain coco (farine et lait de coco), l’uru au lait de coco, et quelques jour après nous avons eu droit, juste nous deux, au poissons crus et au barbecue avec des bananes fei. Il nous a de plus submergé d’avocats, de pamplemousses de bananes et des caramboles. J’ai pu refaire de la confiture de bananes et aussi de caramboles. Sur le site en se baladant on peut trouver des bananes, des caramboles, des papayes et des pamplemousses, mais il faut demander avant à Siki. D’ailleurs si vous aller à Huahine arrêtez-vous là (c’est juste après l’entrée sud de port Bourayne et, s’il n’a pas été cassé, il y a un corps mort très costaux juste devant la plage),. Allez voir Siki et si vous lui plaisez alors il vous fera connaître, comme à nous, des recettes polynésiennes et les coins intéressants.
Nous avons passé presque trois semaines dans ce paradis et Huahine est pour le moment l’île qui nous a séduit, sauvage, des gens sympathiques et surtout une liberté de se promener où l’on veut sans souci. De plus grâce à Siki qui nous a donné des fruits et légumes et à notre pèche (au fusil ou du bateau), nous avons vécu trois semaine de pas grand-chose. Pour nous Huahine et sa côte Ouest c’est vraiment le lieu a ne pas rater aux îles sous le vent. ![]()
Nous sommes de retour à Raïatea où nous attendons Oukiok pour retourner à Tahaa, visiter les motus et voir Brian notre vanillier préféré.
Nous avons eu la bonne surprise de retrouver Soup&Pipe avec Michel et sa femme Nathalie et Delphine, sa fille, qui est scolarisée à Bora-Bora pour le reste de l’année avant d’attaquer le cned , afin que Soup&pipe puisse reprendre la route avec son équipage complet, Philippe et Françoise cherchent en attendant à s’embarquer sur les Tuamotus ou les Gambiers, si vous y allez….. (il y a un lien avec leur blog). Voilà quelques nouvelles du paradis ; excusez nous mais Internet et le téléphone sont rares en ces lieux, et vous aurez par la suite des tas de photos (j’expédie un CD par la Poste à notre webmaster adorée !) La suite c’est Tahaa donc, puis Bora Bora avec Soup&pipe Huahine, dernières news
Voilà les dernières nouvelles de nos navigateurs (par téléphone, car pour internet c'est encore sporadique). Après être passés à Tahaa, ils se sont rendus à Huahine. Séjour quasi paradisiaque selon Dominique. Ensuite retour à Raiatea, re-visite chez Brian à Tahaa et puis direction Bora-Bora. Michel doit y boire Sa bouteille de bordeaux gardée pour l'occasion (la première a été bu à Mooréa en ma compagnie !). ![]()
Dominique m'a promis un CD avec une tonne de photos, et quelques articles sur les Iles-sous-le-vent, patience donc…
18:55, 5/04/2008
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Raiatea - l'île sacrée
20:50, 2/04/2008
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Raïatea, à 200 km de Tahiti, partage son lagon avec Tahaa, l’île vanille. Elle est le centre administratif des îles sous le vent (qui comprend aussi Huahine, Bora Bora, Maupiti et quelques autres petits atolls).
Raïatea est une île haute dont les sommets culminent à plus de mille mètres et offrent des découpes et des falaises époustouflantes. La végétation y est luxuriante (pas étonnant quand on voit comme il y pleut en saison cyclonique !) et offre une riche variété de végétaux comestibles ou non. L’intérieur de l’île n’est malheureusement pas très accessible (ici pas de domaine public, tout est privé) ; il existe cependant quelques chemins où l’on est autorisé à passer. On peut monter au Tapioi, juste au dessus de la ville principale Uturoa, de là haut la vue est magnifique et on peut admirer la passe principale de Teavapiti et le lagon central entre les deux îles. La vision de ces dégradés de bleus est irréaliste et donne envie de survoler les îles en avion.
Le tour de l’île permet d’apprécier le côté montagne et le côté lagon (quand il n’est pas obstrué par les farés privés), mais comme dans toutes les îles polynésiennes, rien n’est prévu pour le visiteur (pas de pancartes indicatrices des sites à voir, pas de bistros bien placés, pas de cartes…). Il n’y a qu’à Opoa que l’on trouve quelques informations. En effet, la commune abrite le marae de Taputapuatea. Le marae est un centre politique, culturel et religieux de la culture Maori. Les habitants d’Opoa sont fiers de vous annoncer que les Maoris sont partis de là pour coloniser Hawaï et la Nouvelle Zélande. Le site s’étend sur plus de trois hectares, et à voir les dalles en pierres volcaniques qu’il reste aujourd’hui, on se doute de l’importance de ce lieu. ![]() Nous avons pu nous baigner et pique-niquer tranquillement avec Joël et Anne Marie, d’Oukiok. Un ami de Michel nous avait prêté une voiture et nous en avons donc profité pour effectuer le tour de cette île magnifique. Il est seulement bien dommage qu’à par le marae d’Opoa rien ne soit entrenu et prévu pour les touristes, il y quelques cascades à voir, dont une source d’eau gazeuse, mais il faut en trouver les accès ! Bora est à l’eau, le guindeau réparé (et oui c’était la mauvaise surprise du retour !), le régulateur installé et il ne reste qu’à lui remettre sa garde robe et en route. Ce soir, nous sommes invité à Tahaa, chez Brian, le vanillier dont nous avion fait la connaissance avant de partir. Nous irons avec la navette car il n’y a pas de mouillage très proche. Nous vous raconterons ! Un petit bonjour de Polynésie
18:35, 27/03/2008
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16 Mars, arrivée à Papeete et croyez nous ça se mérite ! Autant à l’aller le voyage c’est bien passé, autant là, les américains nous ont dégoutté ; trois heures d’attente pour passer le premier poste de douane et ensuite ça continue ! L’avion était déjà arrivé une demi-heure de retard à Los Angeles, mais ensuite, il a fallu qu’il attende ses passagers ! Sinon RAS à la douane de Tahiti. En plus Daniel est finalement venu nous chercher et Patrice, que nous avions rencontré lors de notre séjour à Tahiti, nous a prêté son bateau et nous a aidé à mener nos surplus de bagages à la goélette qui rallie Raïatea. ![]() Après cela, avion jusqu’à Uturoa et nous voici de retour au chantier. Bora a un peu la quille dans la gadoue : l’hiver a été très pluvieux. Mais heureusement, comme nous avions laissé les annexes sur le pont et tous les capots ouverts en dessous, l’intérieur n’est pas trop sale. Un bon nettoyage et c’est comme neuf ! ![]() Nous avons beaucoup apprécié ces deux mois et demi passé en métropole et nous tenons à remercier tout le monde pour l’accueil, les petits plats, les bonnes bouteilles, et …les quinze kilos supplémentaires ! Michel a été ravi de revoir toutes ses filles et ses petits-enfants, dont les deux dernières qui sont nées après notre départ en Juillet 2006. En tout cas un grand merci à tous et en particulier aux Rebollos pour leur bateau, aux Fauchon et à Bruno pour les voitures et à Claude pour son appartement, sa voiture et surtout son blog que tous ont plébiscité ! Et n’oubliez pas, dès que cela sera possible, nous serons ravi de vous accueillir en Nouvelle-Calédonie. Voilà quelques nouvelles pour vous rassurer, nous sommes bien rentré, Bora se porte bien et devrait retrouver de l’eau sous sa quille d’ici à ce week-end. Ensuite, en route pour Huahine et Bora-Bora, ça vous dit ? ![]() 16 mars 2008 - Retour à Raiatea
Après ces vacances en métropole, Dominique et Michel se sont envolé pour Raiatea. Bora doit se languir d'eux, là-bas, tout seul sur son chantier. À priori, cette année, pas de cyclone ; Bora devrait donc avoir survécu à cet hivernage.
Comme vous le savez, les liaisons avec la Polynésie sont plus sporadiques. Dominique m'a juste appelé pour me dire qu'ils sont bien arrivés à Papeete.Les mails doivent leur être envoyé sur laposte.net. Pour ceux qui ont Skype (attention au décalage horaire) leur identifiant est domichelbora ; ils se branchent quand ils trouvent un accès (ce qui n'est pas toujours facile).
Escale en France
Comme beaucoup le savent, nos aventuriers ont profité de la période cyclonique pour revenir en métropole. Deux mois et demi, d'une pose qui leur à fait du bien et pendant laquelle ils en ont profité pour apprécier toutes les petites choses qui leur ont manquées…
Par exemple
Visite des vieux villages du sud-ouest ![]()
Lorraine, une amie anglaise de longue date de Dominique, est venue à Lyon avec son mari Pat. La Nouvelle Calédonie, c'est trop loin dit-elle. Dominique en profite donc pour jouer les touristes dans sa propre ville.
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14:11, 3/01/2008
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19. Tahiti
16:38, 5/12/2007
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Et comme on ne peut pas toujours rester au paradis, Claude nous en voudrait de ne pas venir l’accueillir à l’aéroport de Papeete, nous remettons les voiles direction Tahiti. La traversée sera très calme et on sera réduit à encore utiliser notre moteur pour arriver de jour.
Au petit matin nous sommes devant Tahiti et après avoir hésité à mouiller à la pointe Vénus (l’eau n’était pas très claire et il y avait un bon effet venturi), nous nous dirigeons sur la passe de Papeete. Nous appelons le port pour demander l’autorisation, il y a un tel trafic, avec les navettes pour Moorea principalement, que cela est fortement recommandé ! Après avoir franchi la passe sans aucun problème car elle est large et bien balisée, nous nous dirigeons au fond du port où nous trouvons un grand quai d’accueil juste devant le bar le Rétro en plein centre ville.
![]() Papeete ne nous semble pas si terrible finalement, mais il y a une circulation infernale ! Les papiers d’entrée faits —bien que nous soyons français cela est obligatoire– nous demandons à pouvoir passer la nuit là. Pas de soucis et cela nous permettra de faire la connaissance avec les fameuses roulottes de Tahiti : sur un grande place entre l’office du tourisme et le kiosque à musique s’installent une multitude de camions pizzas. Sauf qu’ici, un seul fait les pizzas, les autres proposent poissons crues ou grillés, cuisine d’inspirations asiatiques cuisant sur de grands woks en tôle, chauffés par des gaz crachant les feux de l’enfer et maniés par les cuistots chinois qui n’ont que la peau sur les os à force de subir ce sauna perpétuel (peut être les polynésiens qui atteignent un taux d’obèse de 40% devraient envisager de prendre leur place !). Il y a également autour de chaque camion des chaises et des tables installées et après avoir choisi votre roulotte vous n’avez plus qu’à vous asseoir. Pour nous ce sera la classique pizza car il faut dire que les prix restent très élevés. Nous apprécierons beaucoup ces pizzas et ce cidre qui nous changent de la nourriture simple préparée en navigation. Le soir nous aurons de la chance, au kiosque à musique se présente un groupe de chants et danses polynésiens.
Le lendemain, nous partons pour le mouillage de la marina Taïna, dont on nous a parlé. Pour s’y rendre on emprunte le chenal de Faa, sans oublier de demander l’autorisation de traverser le chenal aux extrémités de la piste de l’aéroport. Le chenal dans le lagon est relativement large et bien balisé et au-delà, la couleur de l’eau rappelle celle rencontrée aux Tuamotus. Après être passé devant le Beachcomber, dont les bingalots ont les pieds dans l’eau et avoir longé la marina où le quai d’accueil est plein de gros bateaux (il y a Basic Logic Swan 68 qui là parait tout petit !), nous trouvons une place pas trop loin du ponton (si vous vous souvenez l’annexe ne va pas bien !). ![]() Mais déjà, nous regrettons les Tuamotus et ces eaux claires ; ici on peut pas dire qu’elles soient opaques, mais elles sont loin de la transparence et la propreté n’en est pas garantie ! À la marina, nous avons un bon accueil, il y a un bar resto avec des serveurs très sympas, et le petit ship, nous indique les adresses dont nous avons besoin, en particulier pour l’annexe. Ici, celles d’occasion sont hors de prix alors nous décidons de tenter notre chance chez le fabriquant d’annexe en alu dont nous avons vu les gros modèles à Fatu Hiva. Nous serons agréablement surpris et le soir même, Chanson nous livre notre acquisition. (Elle a moins de tenue qu’une à boudin mais sur le corail, il y aura moins d’ennuis !)
Pour accueillir Claude, nous demandons à Marc (médecin anesthésiste et plongeur mérite rencontré a Fakarava -merci encore Marc !) de nous prêter sa voiture. Arrivée polynésienne, collier de fleur et tout le tralala. Nous profiterons du prêt de la voiture pour faire le tour de l’île, mais franchement Tahiti a une réputation qui ne lui correspond pas ! Il n’y a rien de prévu pour les touristes, pas même de petit bar en bord de plage. D’ailleurs il n’y a quasiment pas de plages accessibles et ici la notion de sentier du littoral n’existe pas ; les propriétaires possèdent les terres du haut de la montagne jusqu’à la barrière de corail ! Mais, Tahiti est un peu un passage obligé, il ne faut seulement pas y passer trop de temps.
Avec Claude, nous prenons la route de Mooréa, qui est à environ 10 miles. Milles excuses à la petite sœur pour le coup de vent qui nous accueille à l’entrée de la baie de Cook et surtout pour ce mauvais temps, bien imprévisible ! ![]() Mais tout cela ne nous empêchera pas d’apprécier Moorea, tranquille et sauvage, où on peut se promener en bord de mer ou dans la montagne. Par hasard, en admirant une propriété superbement entretenue, nous rencontrons des gens de bateaux sédentarisés (Christian et Monique qui voyageaient sur Citron Vert). Monique a été charmante et en apprenant que nous étions sur un bateau, nous a invité à prendre un café puis à dîner. Merci à eux deux pour leur accueil.
Par la suite, nous avons rencontré Laurence qui travaille dans une boutique et qui elle nous a emmené visiter une partie de l’île en voiture, et en particulier la réserve de dauphin (on préfère les voir en liberté mais ils semblent se régaler en faisant le spectacle pour les touristes) et l’ancien site du Club Med, aujourd’hui à l’abandon et c’est bien dommage car le lieu est magnifique avec un beau lagon et un motu sauvage. Merci à elle et à son petit Sean qui nous bien fait rire en se prenant pour un poisson. ![]() Malheureusement, la météo a limité nos activités et quand Claude est repartie, elle n’avait pas trop profité de l’eau (enfin si, mais pas la bonne !). On a pu plonger dans le lagon et voir quelques poissons et Claude a trouvé un superbe coquillage nommé terebre maculé. Elle était bien contente car elle est comme moi et comme les filles en général, elle adore tout ce qui est coquillage. ![]() Au Tuamotu nous avions pu ramasser des trocas et des porcelaines tigre. Mooréa est une île vraiment sympa, pas trop loin de Tahiti, d’ailleurs Christian travaille à Papeete et prend la navette tous les jours au lieu de la voiture et vu la circulation là-bas, il ne perd certainement pas plus de temps que s’il habitait sur Tahiti ! Bon, rendez vous à Raiatea où Bora doit passer la saison cyclonique pendant que nous rentrons en France du 28/12 au 15/03. 18. Tahiti
Quelques planches pour vous faire patienter…
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17. FAKARAVA Les Tuamotu
Album de Fakarava : visite
Parti de Nuku Hiva, nous nous arrêtons, sur la route de Tahiti, aux Tuamotu et plus précisément à Fakarava, escale conseillée par Alain et Odile que nous avons rencontré à Taiohae (ils y vivent depuis environ 20 ans, Odile est médecin et Alain fait du charter avec son catamaran).
Après six jours et vingt heures de moteur, le vent nous ayant lâché, nous voilà dans la passe sud de Fakarava. À part un alignement précis, elle n’est pas dangereuse et le lagon est ensuite balisé. L’eau y est transparente, mais attention a la navigation, les patates de corail ne se voient vraiment qu’au dernier moment (heureusement Bora est un vrai char d’assaut et un peu de corail ça ne lui fait pas peur ! Il en a vu d’autre à Porquerolles !). ![]()
Nous nous trouvons un petit mouillage solitaire devant un motu inhabité. Il faut dire que dans cette partie du lagon, il n’y a que huit habitants et deux pensions pour plongeurs sous marins, pas de voiture, pas de radio, juste des oiseaux, des poissons, des cocotiers et de l’eau transparente.
Notre première baignade sera dans la passe (où nous avions mouillé avant de nous entendre dire qu’il ne fallait pas, à cause du corail et qu’il était préférable de se mettre dans le lagon), là l’eau est cristalline et on se retrouve dans un aquarium géant, où se côtoient toute sortes de poissons et même à notre surprise des requins pointe noir. ![]() Après quelques jours, nous n’en ferons plus cas, malgré des rencontres fortuites au détour d’un pâté de corail (les petites bêtes ne mangent pas les grosses nous a-t-on appris !). Les fonds sont magnifiques, le corail de formes et de couleurs assez varié abritent une multitude de poissons de toute taille que l’on croiraient coloriés par des enfants tellement leurs couleurs sont surprenantes. Certains sont craintifs et disparaissent lorsqu’on s’approche, mais d’autres sont curieux et ne se laissent pas facilement impressionner, comme le napoléon géant, qui lui est de taille plus que respectable, jusqu’à 1m50, ou le poisson trompette, tout en longueur comme l’orphie, et qui économise ses mouvements. ![]() Le chasseur sous-marin est frustré dans un tel univers où il y a foison de gros poissons, des mérous, des perroquets, des loches, des carangues et bien sur les énormes napoléons. Il ne peut pas se servir de son fusil : toujours la fameuse Ciguatera ! Il convient de rester quelque temps dans un même endroit pour découvrir les poissons à risque, car un poisson peut être contaminé à un endroit et pas à un autre (même jute à coté). En plongeant régulièrement on s’aperçoit que nos amis les poissons sont très sédentaires, si vous allez sur les mêmes patates de corail, vous apercevrez ce même couple de mérous céleste ou ce même baliste à tête jaune solitaire. Il y a également des coquillages dans cet univers mais, à part de gros bigorneaux en forme de cône (dont nous ne savons pas encore le nom et qui, si on ne mange que le pied, sont comestibles). Ils sont difficiles à repérer, souvent de même couleur que le corail mort, comme le lambis, ou alors bien cachés dans les grottes de corail, comme les porcelaines. Et quand on a de la chance d’en trouver un mort il est souvent squatté par un bernard l’hermite que l’on à pas toujours le cœur de déloger ! ![]() Vous l’aurez compris, dans un tel lieu, il faut aimer la nature et le monde sous marin, mais si c’est le cas, vous ne vous lasserez pas du spectacle toujours renouvelé. Pour information à nos amis terriens, ces lieus de paradis sont accessibles depuis Papeete par avion. Il y a en effet un petit aéroport au nord de l’atoll (et sur quelques autres aussi) et quelques jours de vacances par ici c’est le dépaysement assuré !
Carte PolynésiePour tout ceux qui souhaitent voir la localisation des différentes îles : cliquez sur la carte. 16. Les Marquises
Après une quinzaine de jours passés dans ce lieu paradisiaque de Fatu Hiva, nous décidons de nous rendre à Hiva Oa, car nous n’avons pas encore fait notre « entrée » en Polynésie (cela n’est possible qu’à Hiva Oa, Ua Pou ou Nuku Hiva –deux îles plus au nord). Nous prenons donc la mer, enfin pour 35 miles environ, n’oubliant pas de mettre la ligne de traîne, car il y a un seul petit problème en ce paradis et il est de taille : la Ciguatera qui affecte les poissons et qui est transmissible à l’homme ; tous les poissons ne sont pas atteints mais il est très difficile d’avoir des réponses précises, de la part des locaux ; nous préférons donc nous en tenir aux poissons de haute mer qui ne sont pas concernés.
Nous n’aurons pas de chance, mais il faut dire que la mer est assez grosse, nous n’aurons jamais de traversée calme entre les îles avec toujours de grosses houles et pas mal de vent.
Après Hanavave, l’arrivée à Atuona donne l’impression de retrouver la « ville », pourtant avec quelques commerces, une poste, une gendarmerie et un petit hôpital, ce n’est pas Paris ! Le petit port est à l’abri dans une crique protégée par une digue. Le mouillage n’est pas toujours agréable car la houle peut rentrer et il y a actuellement une dragueuse qui s’occupe de désensabler le fond pour que les gros bateaux comme l’Aranui ou le Taporo (qui font le ravitaillement depuis Tahiti) puissent se mettre à quai, l’eau y est donc plutôt opaque. L’endroit est, de plus, assez loin du village, mais heureusement les habitants sont gentils et vous prennent facilement en stop. Ils sont souvent équipé de pick up à faire pâlir d’envie notre ami Frantz ! Il n’y a guère que les « popas » (les européens) qui aient des 4x4 pas tout jeunes. Après avoir visité la ville, mais pas le centre Gauguin –la visite nous ayant semblé fort chère pour voir des reproductions— et fait quelques courses, nous nous rendons à Tahuata, juste à côté, et en particulier dans la baie d’Hapatoni où nous avons entendu dire qu’il y avait des dauphins. Nous en verrons car ils viennent régulièrement, mais l’eau n’est malheureusement pas très transparente et j’en verrais passer sous moi mais pas très clairement. Mais c’est un spectacle à ne pas manquer de les voir s’ébattre et jouer avec les petits. Le petit village d’Hapatoni est de plus très joli et très bien entretenu. ![]() Pour des eaux limpides, enfin un peu plus, et surtout les plages de sable blanc, nous remontrons au nord de l’île. Nous resterons quelques jours à apprécier la plage, en profiterons pour goutter les oursins craillons (leur piquant sont très épais, on peut même en faire des colliers !) et ramasser les citrons qu’il y a de partout. Nous sommes alors avec Julien et Céline (La Roselière) et l’équipe de Kirikou qui nous a rejoint. Ils ont un problème de safran et nous décidons de les accompagner à Ua Pou où ils ont entendu dire qu’ils pourraient réparer. Mais arrivée là bas, après une nuit de traversée, nous avons vite compris que non car il y a une houle assez importante et même Soup & Pipes avec ses 23 tonnes roule d’un bord sur l’autre. Une petite halte de trois jours, le temps de visiter un peu, le problème est qu’il faudrait à chaque fois louer une voiture pour découvrir l’île, et que c’est hors de prix ! Nous nous dirigeons donc sur notre dernière étape aux Marquises : Nuku Hiva, c’est la pus grande et la plus peuplée. Nous trouverons le mouillage de Taiohae, la ville principale, au fond d’une grande baie dominée par ce qui devait être, il y a bien longtemps, les bords d’un volcan. Nuku Hiva est une île haute avec des plateaux impressionnants, nous n’en ferons qu’un seul lors d’une belle balade qui permet de voir la côte mais aussi l’intérieur de l’île. La végétation y est luxuriante, et pour peu que l’on se donne la peine tout y pousse : haricot, tomate, avocat, salade, choux normal ou chinois, fei (sorte de banane plantain mais orange), tarot, igname et aussi les agrumes, oranges, citrons, pamplemousses….. ![]() Nous apprécierons cette escale où il est possible de s’offrir un petit restaurant, il est vrai pas donné, mais c’est agréable. Nous pourrons aussi acheter du thon et découvrir le sashimi (poisson cru avec une sauce soy), et nous gaver de poisson à la tahitienne (cuit au jus de citron avec du lait de coco ou un mélange que nous trouvons tout fait a base d’eau, de sel, d’ail et de pulpe de coco), sans oublier la Hinano, célèbre bière de Tahiti.
Et voilà, encore une étape de passée et non des moindres : les Marquises. Ces îles volcaniques luxuriantes et qui offrent des panoramas exceptionnels mériteraient d’être visitées en voiture ou même à cheval, car en bateaux nous sommes limité aux baies, par ailleurs magnifiques, et sommes un peu frustré de ne pas en voir l’intérieur. 14. La traversée du Pacifique
Départ des Galápagos le 5 juillet vers midi.
Nous avions eu un faux départ le 2 car un fusible avait lâché dans le pilote devant l’île d’Isabella et nous avions préféré faire demi-tour car nous n’avions pas ce type de fusible à bord : si vous partez, faites l’inventaire de tous les fusibles vous serez surpris par leur diversité (donc forcément, vous n’avez pas le bon à bord) !
Nous voici donc sur la route des Marquises, le premier jour un peu de moteur pour sortir des îles et de leur courant (cette fois le pilote tient). Bientôt un petit vent arrive et nous pouvons nous passer du moteur (nous ne le rallumerons que quelques heures la deuxième nuit). Les premiers jours vent de travers, Bora adore et Michel est aux anges quand il calcule le nombre de miles en 24 heures (180 !). Nous rattrapons deux bateaux partis le matin du 5 d’Isabella, un petit contact VHF, ils descendent sur Hanavave, nous les verrons donc là-bas. Ensuite, nous ne verrons qu’un petit hélicoptère (à priori d’un gros bateau de pêche qui s’en sert pour repérer les bancs de thons : vive la pêche moderne les poissons n’ont plus aucune chance !) et un bateau bizarre qui nous a lâché une bouée sous le nez (on a pensé qu’il devait mesurer les courants ou étudier la qualité de l’océan). Par la suite, nous n’aurons que la visite de bande de dauphins qui resteront longtemps avec nous. Au fur et à mesure que nous descendons le vent tourne et nous nous retrouvons vent arrière, le spi nous aide à stabiliser le bateau car la houle reste forte et Bora roule d’un bord sur l’autre (plus question de faire de café, la cafetière ne tient pas en place !). Un soir nous cédons à la tentation de le laisser la nuit, le vent est stable mais pas plus de 10 nœuds. Mal nous en a pris ! Nous sommes réveillés car Bora est d’un coup tout stable : sûre, nous chalutons le spi des deux cotés ! Il a explosé se déchirant le long des bretelles et est passé sous le bateau. Heureusement, nous n’aurons aucun mal à le remonter à bord et les bretelles permettront de redescendre la drisse de spi. Michel reste optimiste et pense pouvoir réparer mais il nous faudra des kilomètres de scotch à spi et des heures de machine à coudre! Après ça, nous naviguons avec le foc de brise tangonné à contre : il envoie de l’air dans le génois et lui permet de rester gonflé même déventé par la grand voile, il donne de la puissance et de la stabilité au bateau. Trois jours avec peu de vent, nous enverrons le vieux spi qui, malgré son âge et ses taches de rouille (bizarre des taches de rouille sur Bora ?!?), nous permettra de garder une moyenne honorable (pas moins de 108 miles). Durant cette traversée, sans grain et en général sous le soleil (environ à mi-parcours nous retrouvons la chaleur), nous pêchons 4 daurades coryphène (donc une faisait facilement 5 kilos) et 2 tazards. Après avoir observé les pêcheurs aux Galápagos, nous sommes devenus des pros pour lever les filets et enlever la peau. Nous dégusterons ces poissons en tartare ou cuit au four palestinien (à oui, je ne vous est pas encore parlé de cet ustensile miracle qui permet de faire cuire le pain sur le petit gaz en une demi heure ; il s’agit d’une sorte de moule à baba en ferraille avec un couvercle avec des trous (pour ne pas cuire à la vapeur) et une coupelle qu’on pose sur le gaz et qui diffuse la chaleur dans le moule posé dessus. On peut y faire cuire des légumes et une grille permet de faire la viande ou le poisson qui garde tout son moelleux : vraiment un instrument intéressant à avoir à bord, nous en aurions déjà vendu pas mal si nous en avions eu en plus !). Deux jours avant d’arrivée, nous calculons qu’il nous faut ralentir pour arriver de jour à Fatu Hiva, nous prenons donc des ris et enroulerons un peu le génois. Nous voyons apparaître l’île de loin avec ses nuages accrochés à ses sommets. En se rapprochant, on distingue ses montagnes volcaniques (on se croirait dans le Puit de Dôme !). Puis en contournant l’île, on découvre la Baie des Vierges, qu’on identifie, d’abord par les bateaux qui s’y trouvent et ensuite, par ses espèces de montagnes qui la dominent et qui fait dire à certains, que les pêcheurs qui trouvaient refuge ici, l’avaient nommé la Baie des Verges, mais que les curés venus évangéliser le coin ont vite rebaptisé la Baie des Vierges ! Voilà donc la terre après 21 jours de mer et une moyenne (Mich est content) de 140 miles par jours. 15. HANAVAVE FATU HIVA - Les Marquises
La Baie d’Hanavave est profonde mais pas très large. Elle peut accueillir une vingtaine de bateaux, mais peut se révéler très ventée car le vent redescend des montagnes et surtout il y a un couloir qui l’accélère encore plus, il faut être sûr de son mouillage et ne pas hésiter à mettre de la chaîne. Le seul problème est alors de ne pas ancrer trop près d’un autre car les vents et courants font bouger les bateaux dans tous les sens et pas tous en même temps.
Le village est protégé au fond de la baie par une digue et il y a un quai pour amarrer les annexes. Il s’étale le long du couloir, déjà nommé, qui est une vallée et est composé de petites maisons tropicales en bois très récentes pour la plus part, avec petit jardin plein d’arbres fruitiers (oranges, citrons, pamplemousses, goyaves, mangues, bananes, corossols, urus (fruit de l’arbre à pain)). Il y a aussi des fleurs, ylang ylang et tiaré. Tout est bien entretenu et les pelouses sont tondues de prêt, pas un papier ne traîne, on sent que l’île est riche et soutenue par la France.
Au village, il n’y a qu’un petit magasin et une Poste (de 7h à 9h30). Si on veut des fruits, il faut négocier avec les villageois qui se font un plaisir de les échanger (ils ne veulent pas d’argent, il n’y a rien à acheter !) contre des bouteilles (pleines bien sur), des cigarettes, du maquillage, des choses pour la pêche ou la chasse, des vêtements ou tout autre chose qu’ils leur faudrait aller acheter à Hiva Oa ou même à Papeete.
![]() Quelques-uns sont très sympathiques et pas intéressés comme la plupart et vous invitent chez eux pour vous faire découvrir leur vie, leurs traditions et leurs activités. Beaucoup vivent de la sculpture car les fonctionnaires français quand ils repartent en métropole sont très férus d’art polynésien (il faut dire qu’ils font de très jolie chose). ![]() Le week-end où nous sommes arrivé, ont eu lieu les dernières fêtes du mois (il n’y en a qu’en décembre et en juillet). Il y a deux paillotes installées au fond du terrain de foot, et la musique coule à flot jusqu’à 2h du matin. Les gens viennent danser avec des colliers de fleur au tour du cou et l’air est saturé d’odeur de tiaré, ylang ylang, basilic tropical, vanille et autre senteur. Les femmes se mettent dans les cheveux des petits paquets composés de fleurs, d’ananas et de vanille, sensés attiré les hommes ! Nous nous sommes bien amusés en compagnie du jeune couple du Sun Dance 36 que nous avions vu aux Galápagos : Céline et Julien sur La Roselière. Ils sont arrivés un jour après nous, après s’être arrêté à Isabella. Comme ils ont une bonne annexe, ils nous emmèneront de l’autre coté de l’île dans de petites criques où nous verrons des poissons de toutes les couleurs, une murène énorme, des oursins avec ou sans piquant, des porcelaines et sur la plages nous trouverons avec Céline des tas de coquillages. ![]()
Dans la baie, il y a aussi tous ça et avec Michel nous décidons de faire les oursins (ceux sans pique car les autres sont très virulent et envoient des aiguilles quand on s’approche. Pour soigner il faut avoir recours à l’eau de javel chaude ou à l’urine et les piquants se dissolvent sous la peau, testé par Michel !!!). Un soir, comme un villageois nous a donné un gros morceau de poisson, nous organisons un barbecue (avec Kirikou arrivé entre temps et Okioque que nous avions doublé en mer, sans oublier Julien, Céline et Paco le solitaire du mouillage sur son trimaran), avec oursins en entrée. Il y eu de nombreuse conversion ce jour-là ! Heureusement pour les oursins, il faut se donner la peine de les chercher et de les ouvrir !
13. Les Iles Marquises
19:59, 1/08/2007
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Dominique et Michel sont arrivés aux Iles Marquises le 27 juillet. Malheureusement sur ces Iles, internet n'est pas fréquent. En revanche, leur Magellan s'est remis au travail ; vous pouvez donc recommencer à leur envoyer des mails.
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